Les dirigeants de Gaza ont renforcé, mercredi soir, la présence sécuritaire le long de la frontière de l’enclave de Gaza, dans un effort visant à empêcher les Palestiniens de se rendre en Israël, quelques heures après qu’un tir de Gaza a blessé sérieusement un soldat israélien et que l’armée israélienne a riposté en tuant un commandant du Hamas.

Iyad al-Buzm, le porte-parole du ministère de l’Intérieur de Gaza, a déclaré que la mesure était un effort pour empêcher Israël de recruter des « informateurs », qui travaillent avec les agences de sécurité israéliennes, selon l’agence de presse palestinienne Maan.

Il n’a pas mentionné l’incident de mercredi dans la décision, si ce n’est pour dire que la situation dans la bande était stable malgré des circonstances difficiles.

« Il y a plusieurs cas où de jeunes gens essaient de passer secrètement en Israël, mais les forces de sécurité palestiniennes en ont arrêté certains cette année, et les forces israéliennes ont arrêté ceux qui ont réussi à entrer », a déclaré al-Buzm.

« Nous traitons très attentivement cette question afin d’arrêter le recrutement d’agents par les Israéliens », en ajoutant ensuite que les forces de sécurité ont passé les deux derniers mois à empêcher les Palestiniens à se rendre illégalement en Israël.

La décision a été prise mercredi, seulement quelques heures après que l’armée israélienne a été attaquée par des hommes armés. L’armée de l’air israélienne a ensuite bombardé une position du Hamas dans Gaza, tuant un commandant du Hamas et blessant deux autres, après qu’un soldat israélien a été sévèrement blessé par un tireur embusqué.

Selon Haaretz, 94 Palestiniens ont tenté de se rendre en Israël sans documents depuis le début de l’opération Bordure protectrice en juillet, dont une dizaine pendant le conflit.

Si certains Gazaouis ont traversé la frontière vers Israël avec une volonté claire de commettre des actes de terrorisme, beaucoup fuient la persécution du Hamas qui a cours dans l’enclave côtière ou sont à la recherche d’opportunités économiques. Ils essaient d’échapper à un régime constamment décrit comme autoritaire par des groupes en faveur de la défense des droits de l’homme.

Al-Buzm a également affirmé que les forces de sécurité palestinienne ont été freinées par la zone-tampon qu’Israël conserve avec la bande de Gaza, qui, selon lui, aide les individus, pour la plupart jeunes, à passer en Israël.

« Nous avons encore des procédures à mettre en place afin d’arrêter complètement l’inflitration. Ceux qui sont attrapés seront punis de façon adéquate », a-t-il ajouté.