Le président de l’Autorité palestinienne Mahmoud Abbas n’a pas consulté son partenaire de gouvernement, le Hamas, sur le projet de résolution demandant au Conseil de sécurité de l’ONU d’établir un calendrier pour mettre fin à la présence d’Israël en Cisjordanie et à Jérusalem-Est, a accusé le chef adjoint de la branche politique du Hamas, Moussa Abu Marzuk, samedi.

D’autres responsables palestiniens ont également accusé le projet de ne pas assez protéger les droits des Palestiniens.

« Il ne suffit pas de dire que huit points ont été modifiés dans le document soumis au Conseil de sécurité, » a écrit Abu Marzouk sur sa page Facebook. « Notre peuple palestinien doit savoir quels sont ces points modifiés, et pourquoi les dirigeants du gouvernement provisoire n’ont pas été convoqués pour approuver la résolution proposée. Qui a présenté la résolution précédente, qui a renoncé aux droits et principes du peuple palestinien ? Celui qui l’a fait doit rendre des comptes. »

Abu Marzouk faisait allusion aux observations formulées par le négociateur en chef palestinien Saeb Erekat vendredi à la chaîne de nouvelles Al-Arabiya, selon lesquelles la direction palestinienne a présenté huit amendements au projet de résolution soumis au Conseil de sécurité par la Jordanie le 18 décembre.

Erekat n’a pas précisé les modifications exactes apportées au document, ne mentionnant que l’insertion d’une clause définissant Jérusalem-Est comme capitale du futur Etat palestinien et une demande de libérer les prisonniers palestiniens selon un calendrier établi.

Erekat a déclaré à la radio palestinienne dimanche que l’ébauche de la proposition – stipulant un retrait israélien complet aux lignes d’avant 1967 d’ici la fin de 2017 – sera soumise au Conseil de sécurité par la Jordanie lundi, et votée mercredi au plus tard.