Les dirigeants du Hamas de la bande de Gaza ont admis pour traitement des djihadistes du Sinaï affiliés à l’État islamique, qui ont été blessés lors d’affrontements avec l’armée égyptienne, a rapporté mercredi soir la Deuxième chaîne.

Selon le reportage, les combattants blessés seraient traités à l’hôpital Shifa, dans la ville de Gaza, le plus grand centre médical de l’enclave côtière. Shifa est aussi le site où les dirigeants du Hamas s’étaient terrés lors de l’opération Bordure protectrice, la guerre de 50 jours entre Israël et le Hamas l’été dernier.

Le rapport ne précise pas combien de djihadistes sont soignés.

Le reportage signale aussi que le Hamas avait fait des efforts significatifs pour cacher l’identité des patients afin d’éviter d’être considéré comme affilié à l’organisation sunnite radicale. Le groupe terroriste de Gaza a, dans le passé, rejeté tout lien avec l’État islamique.

Il y a quelques jours, les services de sécurité de Gaza, dirigés par le Hamas, ont arrêté un cheikh salafiste radical, l’accusant d’appartenir à l’État islamique.

L’État islamique a envahi la semaine dernière, en Syrie, le camp de réfugiés palestiniens de Yarmouk, près de Damas. Une image non vérifiée circulant sur les médias sociaux était censée montrer la tête d’un membre du Hamas connu empalé sur une clôture.

L’EI exhibe les têtes d’opposants déchus décapités dans les lieux publics comme un avertissement contre tous ceux qui envisagent se rebeller contre leur stricte interprétation intransigeante de l’islam.

Le Hamas a condamné l’attaque sur le camp de réfugiés.

En février, le Hamas de Gaza a été déclaré groupe terroriste par le gouvernement égyptien. Le groupe terroriste de Gaza est affilié aux Frères musulmans, les ennemis acharnés du président laïc égyptien Abdel-Fattah el-Sissi.

Sissi a lancé une campagne de plusieurs mois contre les djihadistes dans la péninsule du Sinaï, dont beaucoup ont juré allégeance à l’Etat islamique.

L’armée égyptienne va également bientôt entrer dans la troisième phase de la construction d’une barrière entre l’Egypte et la bande de Gaza ; une opération qui implique la destruction des tunnels entre les deux territoires et le relogement des résidents vivant près de la frontière entre Gaza et l’Egypte.