Un quotidien arabe affirme mercredi que le Hamas aimerait voir la Turquie et le Qatar rentrer dans la négociation pour le cessez-le-feu avec Israël.

Des sources proches du mouvement islamique ont déclaré au quotidien saoudien A-Sharq Al-Awsat que le Hamas en voulait à l’Egypte. Il lui reproche de ne pas l’avoir consulté avant de proposer le cessez-le-feu qu’Israël a accepté dans la nuit de lundi à mardi. Le Hamas a tacitement refusé cet accord en lançant des dizaines de roquettes sur Israël mardi.

« Il y a un courant au Hamas qui aimerait voir plus de médiation et l’implication d’autres partis comme le Qatar et la Turquie. Il aimerait que ces deux pays supervisent les négociations de cessez-le-feu avec l’Egypte », affirme la source au quotidien.

Un responsable de la sécurité israélienne a déclaré aux journalistes lundi que le Hamas était divisé entre sa direction locale, qui penche pour un cessez-le-feu, et la direction à l’étranger, qui veut la poursuite du conflit. A-Sharq Al-Awsat parle de « divergences claires » entre les positions du Hamas local et de l’étranger.

D’autres analystes pensent que la division réside entre la branche armée du mouvement, les Brigades Izz al-Din al-Qassam – qui a toujours eu une position belligérante – et la branche politique du mouvement.

Le responsable d’Israël a déclaré que le Qatar et la Turquie n’ont joué qu’un rôle marginal jusqu’à présent dans la tentative de mettre fin au conflit.

Le porte-parole du Hamas Fawsi Barhoum a indiqué que l’Egypte agissait en concertation avec Israël pour isoler le Hamas.

« L’Egypte était au cœur des solutions précédentes et nous n’avons rien contre le fait que ce soit le cas cette fois-ci. Mais il y a eu trois accords dans le passé avec de nombreuses clauses. Pourquoi l’Egypte et Israël n’y adhèrent-ils pas ? », s’interroge Barhoum.

« Malgré cela, on continue d’espérer que l’Egypte satisfasse les aspirations du peuple palestinien. Si quelqu’un veut aider l’Egypte, nous nous n’y opposerons pas. Nous voulons que tous les Musulmans et les Arabes interviennent ».

Avant le début de l’opération Bordure protectrice, le leader du Hamas Khaled Meshaal a appelé le Premier ministre turc, Recep Tayip Erdogan, et lui aurait demandé d’intercéder auprès d’Israël pour qu’il ne lance pas d’opération militaire à Gaza.

Erdogan, qui accueillera Abbas à Ankara vendredi, a qualifié Israël d’être un « Etat terroriste ».