Le Hamas a déclaré lundi qu’il était « totalement opposé » aux plans du président de l’Autorité palestinienne Mahmoud Abbas visant à soumettre à nouveau au Conseil de sécurité des Nations unies une résolution sur la fin du contrôle par Israël de la Cisjordanie et de Jérusalem-Est, après celle qui a échoué la semaine dernière.

« Le Hamas est totalement opposé à tout retour de l’Autorité palestinienne au Conseil de sécurité des Nations unies », a déclaré son porte-parole Sami Abu Zuhri dans un communiqué.

« Une telle démarche serait une folie politique, qui serait un jeu dangereux avec le destin de notre nation. Mahmoud Abbas et la direction de l’Autorité palestinienne devraient mettre complètement fin à cette folie politique », a ajouté Abou Zouhri.

Le 2 janvier, la direction palestinienne a décidé de déposer de nouveau un projet de résolution fixant une date limite pour parvenir à un accord de paix final et mettre fin au contrôle israélien sur la Cisjordanie et Jérusalem-Est. Le projet avait échoué lors du vote au Conseil de sécurité le 30 décembre 2014.

S’exprimant à l’AFP, le porte-parole d’Abbas, Nabil Abou Roudeina, a déclaré que la résolution serait à nouveau présentée, « bientôt », sans donner plus de précision sur la date.

Au vote du Conseil de sécurité, des poids lourds comme la Chine, la France et la Russie ont fait partie des huit pays qui ont donné leur appui, alors que les Etats-Unis et l’Australie ont voté contre.

Cinq autres pays, y compris la Grande-Bretagne, se sont abstenus – et parmi eux le Nigéria, qui avait prévu de voter pour mais a changé sa position à la dernière minute.

L’échec – l’incapacité de réunir les neuf « oui » nécessaires à la résolution, a épargné à Washington d’avoir à exercer son veto, une décision qui l’aurait placé dans une situation embarrassante vis-à-vis de ses principaux alliés arabes.

Mais cela s’est avéré un coup diplomatique dur pour les Palestiniens, qui comptaient sur une victoire de neuf voix qui aurait été symbolique, et ce, même si la résolution aurait été, selon toute vraisemblance, bloquée par le veto américain.

Toutefois, le 1er janvier, la composition du conseil de 15 membres a changé avec l’ajout de cinq nouveaux membres non permanents – l’Angola, la Malaisie, la Nouvelle-Zélande, l’Espagne et le Venezuela – dont certains sont perçus comme ayant une position davantage pro-palestinienne.