chiite libanais du Hezbollah a revendiqué mercredi une attaque visant un convoi militaire israélien dans la zone du Har Dov, une zone située à la frontière avec le Liban, et fait état de victimes israéliennes.

« A 11H25 (09H25 GMT), le groupe des martyrs de Qouneitra de la Résistance islamique a visé avec des roquettes, dans les fermes Chebaa libanaises occupées [Har Dov], un convoi militaire israélien composé de plusieurs véhicules transportant à des officiers et soldats sionistes », indique dans un communiqué le groupe de la ‘Résistance islamique’, l’aile militaire du groupe terroriste du Hezbollah.

« Plusieurs véhicules ont été détruits et il y a des victimes dans les rangs de l’ennemi », précise le communiqué.

« Plusieurs véhicules ont été détruits et il y a des victimes dans les rangs de l’ennemi », a ajouté le mouvement chiite.

A Jérusalem, l’armée israélienne a fait état dans un communiqué laconique « d’un tir de missile anti-char contre un véhicule militaire dans la zone de Har Dov ».

Mais une source au sein des services de sécurité israéliens a fait état de « quatre blessés » dans le tir de missile contre le véhicule, qui a été « accompagné de tirs très nourris à courte portée ».

Après cette attaque, des tirs de mortier ont visé une base militaire israélienne de la région proche du mont Hermon, a ajouté l’armée.

En riposte, les chars et l’artillerie israéliens ont bombardé les villages de Kfar Chouba, Majidiyé, Halta et Arkoub, dans le sud du Liban, où se trouvent des positions de l’armée libanaise et de la Force intérimaire des Nations unies au Liban (Finul), chargée de surveiller la frontière israélo-libanaise, selon une source de sécurité libanaise.

Parmi les « martyrs de Qouneitra », le Hezbollah faisait allusion au raid mené le 18 janvier contre le Hezbollah dans la zone de Qouneitra en Syrie, attribué à Israël, et dans lequel six membres du Hezbollah avaient été tués, ainsi qu’un général iranien.

Le Hezbollah, qui soutient militairement le régime de Bashar el-Assad dans sa guerre contre les rebelles et les djihadistes, avait menacé de venger ses combattants.

Israël n’a pas revendiqué ni démenti officiellement la responsabilité du raid contre le Hezbollah en Syrie mais s’attend depuis à une riposte.

Lors des funérailles, les membres du groupe terroriste chiite libanais avaient appelé à la vengeance et le chef du Hezbollah, Hassan Nasrallah, doit prononcer un discours vendredi.