Un haut responsable du Hezbollah a félicité l’Iran samedi de l’accord-cadre conclu avec les six puissances mondiales sur son programme nucléaire, l’accueillant comme une victoire de « l’axe de la résistance ».

Pour le secrétaire général adjoint du Hezbollah, Naim Qassem, l’accord cimente la position de Téhéran dans le monde, et sa domination dans la région, a rapporté la chaîne télévisée libanaise Al-Manar.

« L’entente nucléaire de Lausanne est un triomphe du droit, de la stabilité et de la volonté des nations libres ainsi que l’axe de la résistance dirigé par l’Iran islamique », a déclaré Qassem, en référence à l’alliance Iran-Syrie-Hezbollah.

Selon un accord conclu jeudi entre la République islamique et les six puissances mondiales, les P5 +1, les sanctions économiques contre Téhéran seront assouplies en échange d’une réduction partielle de l’infrastructure nucléaire iranienne. Les puissances mondiales et l’Iran ont jusqu’au 30 juin pour aboutir à un accord final.

Financé et soutenu par Téhéran, le Hezbollah se bat actuellement aux côtés des forces du régime d’Assad en Syrie contre les groupes rebelles et les militants sunnites.

Qassem a également fustigé l’Arabie saoudite pour son implication militaire au Yémen, et pour offrir un refuge au leader pro-américain du pays, qui a fui vers Ryad suite à la prise de contrôle de son bastion dans la ville portuaire méridionale d’Aden par les rebelles soutenus par l’Iran.

« L’Arabie [saoudite] prétend protéger la légitimité d’Abd Rabbo Mansour Hadi, le président fugitif », a déclaré Qassem, se référant au chef yéménite en exil.

« Pourquoi ne pas faire de même en Syrie avec le président Bashar el-Assad, qui est légitime et [bénéficie du soutien] de son peuple ?, a-t-il demandé.