Après la destruction d’un tunnel du Jihad islamique palestinien par l’armée israélienne, un responsable du groupe terroriste a prévenu lundi que l’organisation envisageait des représailles.

« C’est un massacre. Toutes les options sont sur la table. Nous prenons en compte toutes les possibilités, mais nous ne permettrons pas à l’ennemi de fixer les règles d’engagement », a affirmé Khaled al-Batash.

La destruction du tunnel terroriste en territoire israélien a fait sept morts et douze blessés palestiniens. Cinq des morts étaient membres du Jihad islamique, dont Arafat Abu Murshad, commandant du centre de Gaza du groupe terroriste, et son adjoint, Hassan Abu Hassanein. Les deux autres appartenaient au Hamas, groupe terroriste qui dirige la bande de Gaza.

Dans un communiqué, l’armée israélienne a précisé lundi que l’explosion de ce tunnel n’avait pour objectif que de détruire le tunnel, et « en aucun cas » de tuer deux cadres du Jihad islamique palestinien.

L’armée a ajouté que la plupart des personnes mortes avaient été tuées par des effets secondaires de l’explosion, après être entrées dans le tunnel suite à la frappe israélienne, et « non pas par l’explosion. »

Soldat israélien devant une batterie du Dôme de Fer déployé au niveau du kibboutz Kissufim, près de la frontière gazaouie, le 30 octobre 2017. (Crédit : Menahem Kahana/AFP)

Soldat israélien devant une batterie du Dôme de Fer déployé au niveau du kibboutz Kissufim, près de la frontière gazaouie, le 30 octobre 2017. (Crédit : Menahem Kahana/AFP)

L’armée a également démenti des informations rapportées par les médias palestiniens, faisant état d’usage de gaz et d’autres produits chimiques pour augmenter la létalité de la frappe.

« Il n’y avait en aucun cas et à aucun moment l’intention de tuer des responsables », a indiqué un porte-parole de l’armée israélienne, Ronen Manelis. « Ces personnes sont mortes sur leur propre territoire. »

Manelis a ajouté que l’armée tenait le Hamas « pour responsable de ce qu’il se passe sur et sous la surface du sol. »

Le Jihad islamique palestinien comme le Hamas ont chacun menacé de représailles. En arabe, l’armée a écrit sur Twitter avoir agi « de manière légitime » quand elle a « fait exploser un tunnel terroriste là où il violait la souveraineté israélienne. »