Le Kenya a renvoyé deux ressortissants iraniens accusés d’avoir comploté pour attaquer l’ambassade israélienne à Nairobi.

Les deux individus ont été accusés au début de mois de collecter des informations pour perpétrer une attaque terroriste.

Ils auraient été trouvés en possession d’enregistrements de la caméra de vidéosurveillance de l’ambassade israélienne.

La radio israélienne indique que les poursuites ont été abandonnées après que le procureur kényan a passé un accord avec l’ambassade iranienne à Nairobi, et expulsé les deux individus du pays.

Sayed Nasrollah Ebrahimi et Abdolhosein Gholi Safaee avaient été arrêtés puis placés en détention provisoire le 1er décembre pour avoir filmé l’ambassade israélienne, selon l’acte d’accusation.

L’Iran est considéré par Israël comme son ennemi numéro un.

« Les deux avocats […] sont retournés en Iran en compagnie du vice-ministre aux Affaires étrangères Hassan Qashqavi » qui s’était rendu à Nairobi pour suivre leur dossier, a précisé l’agence. « Ils ont été acquittés par un tribunal kenyan de toutes de les charges » prononcées contre eux, selon Isna.

Les deux hommes sont « des avocats officiels du ministère de la Justice […] qui s’étaient rendus à Nairobi pour le compte des familles de deux prisonniers iraniens au Kenya, dans une mission de suivi juridique », selon le porte-parole du ministère des Affaires étrangères, Bahram Ghasemi. Il a remercié les efforts du Kenya pour « confirmer l’innocence » des deux Iraniens.

L’ambassadeur kényan en Iran avait été convoqué au ministère des Affaires étrangères au sujet de cette affaire dans laquelle Téhéran voyait « l’intervention hostile d’une tierce partie », sans mentionner spécifiquement l’Etat hébreu.