Le Koweït a appelé mercredi ses ressortissants à quitter le Liban, rejoignant le mouvement lancée la veille par l’Arabie saoudite en réaction aux positions inspirées par le Hezbollah chiite libanais et jugées hostiles à son égard, notamment sur le conflit syrien.

L’ambassade du Koweït au Liban a également exhorté les Koweïtiens à reporter tout voyage vers le pays du Cèdre, selon un communiqué cité par l’agence officielle KUNA. Elle demande aussi à ceux qui résident au Liban de n’y rester « qu’en cas d’absolue nécessité » et d’éviter les lieux dangereux.

Le communiqué ne donne pas les motifs de cette décision.

L’Arabie saoudite, Bahreïn et les Emirats arabes unis, tous membres du Conseil de coopération du Golfe (CCG) comme le Koweït, avait demandé mardi à leur citoyens de quitter le Liban et déconseillé tout voyage dans ce pays.

Trois jours avant, l’Arabie saoudite avait annoncé avoir interrompu un programme d’aide de trois milliards de dollars au profit de l’armée libanaise en réaction aux positions hostiles du Hezbollah à son égard.

L’Arabie saoudite est à couteaux tirés avec l’Iran qui soutient, tout comme le groupe terroriste chiite libanais Hezbollah, le régime du président syrien Bachar al-Assad, tandis que Ryad milite pour sa chute et appuie l’opposition syrienne.

En janvier, Ryad a rompu ses relations diplomatiques avec Téhéran en riposte au saccage de son ambassade en Iran par des manifestants en colère contre l’exécution du dignitaire chiite Nimr al-Nimr, virulent critique du régime saoudien, accusé de « terrorisme ».