Les services de sécurité au Koweït ont capturé douze personnes qui avaient pris la fuite en juillet après leur condamnation pour appartenance à une « cellule terroriste » ayant des liens avec l’Iran et le Hezbollah libanais, selon une source officielle samedi.

Les douze Koweïtiens de confession chiite ont été retrouvés dans plusieurs régions du pays, a précisé le ministère de l’Intérieur.

Ils étaient en fuite depuis leur condamnation en juillet par la Cour suprême à la prison pour appartenance à une cellule terroriste soutenue par le Hezbollah et l’Iran, qui planifiait des attaques au Koweït selon le verdict.

Ces personnes avaient été acquittées et libérées avant le verdict de la Cour suprême.

Petit émirat du Golfe majoritairement sunnite, le Koweït compte toutefois une minorité chiite qui représente environ un tiers de sa population autochtone de 1,35 million d’habitants.

Ce pays avait protesté auprès du gouvernement libanais, qui compte plusieurs ministres du Hezbollah, en affirmant que les condamnés avaient été entraînés par le puissant mouvement armé chiite.

Après ce jugement, les autorités koweïtiennes avaient également ordonné l’expulsion d’une quinzaine de diplomates iraniens et la fermeture des missions « militaire, culturelle et commerciale » iraniennes à Koweït, en raison de leur soutien présumée à la cellule « terroriste ». Téhéran avait nié toute implication.