Des responsables politiques au Koweït et en Arabie saoudite ont catégoriquement démenti mardi les affirmations du ministre des Affaires étrangères Avigodr Liberman, qui a déclaré que Jérusalem établissait des liens avec les gouvernements des États du Golfe.

Dans une interview donnée lundi au quotidien Yedioth Aharonoth, Liberman avait annoncé que le Koweït et l’Arabie saoudite étaient deux pays arabes, parmi plusieurs autres, à entretenir des contacts secrets avec Israël malgré l’absence de relations diplomatiques.

Toutefois, les gouvernements des deux pays se sont empressés de démentir ces propos.

« Ces affirmations sont sans fondement. Il n’y a ni réunion ni contacts officiels ou officieux, publics ou secrets », a confié un diplomate koweïtien à l’agence de presse officielle Kuwait News Agency.

Le diplomate a ajouté que le Koweït serait « le dernier pays à normaliser ses relations avec Israël. »

À Ryad, un porte-parole a soutenu qu’il n’existait « aucun lien et aucune discussion avec Israël à quelque niveau que ce soit », selon Haaretz.

Liberman avait affirmé que Jérusalem était en contact avec des pays musulmans modérés afin de coordonner un front uni contre la menace iranienne.

« Il y a des contacts, il y a des négociations, mais nous sommes proches du moment où, d’ici un an ou un an et demi, ce ne sera plus un secret, ce sera rendu public », a annoncé le ministre des Affaires étrangères.

Riyad a plusieurs dois démenti toute coopération avec Israël au sujet de l’Iran. Mais de nombreux observateurs estiment que Jérusalem a établi un certain niveau de contact avec divers pays du Golfe persique, même si leurs gouvernements font très attention à ne pas reconnaître publiquement de tels liens afin de ne pas se compromettre.

En juillet dernier, Israël a ouvert une ambassade virtuelle avec le Conseil de coopération du Golfe (CCG) en créant un compte Twitter destiné aux pays de l’organisation et visant à établir avec eux de nouveaux canaux de communication.

Le CCG regroupe l’Arabie saoudite, les Émirats arabes unis, le Qatar, Oman, Bahreïn et le Koweït.

Des documents révélés en 2010 par WikiLeaks ont montré qu’Israël avait eu des contacts clandestins avec des États du Golfe, notamment le Bahreïn.

Avec Raphael Arhen