Goel Ratzon, le leader d’une secte polygame dont l’arrestation avait mis le pays en émoi il y a quelques années, a été reconnu coupable de plusieurs accusations d’infractions sexuelles par le tribunal de district de Tel-Aviv lundi matin, mais a été acquitté de l’accusation d’avoir asservi sexuellement l’une de ses victimes.

Ratzon, 64 ans, a été découvert – à la suite d’un reportage de la télévision et d’une enquête de police qui a suivi – présider un harem à Tel-Aviv avec quelque 21 femmes, dont certaines étaient entrées en relation avec lui depuis leur adolescence.

Ratzon est soupçonné d’avoir eu jusqu’à 32 «épouses» à partir de 1991; il aurait également engendré au moins 49 enfants, bien que certains médias estiment que plus de 60 enfants ont participé à son culte.

Il a été arrêté en 2010 et il est resté incarcéré depuis. Sa condamnation doit être prononcée à une date ultérieure, et il est prévu qu’il reçoive une longue peine de prison pour ses crimes.

Ratzon, qui s’est présenté comme un gourou spirituel, a été accusé de plusieurs chefs d’accusation liés à des agressions sexuelles, notamment le viol, la sodomie, les relations sexuelles avec mineurs, l’agression et la fraude. Il a été acquitté de l’accusation d’avoir retenu l’une de ses victimes comme esclave sexuelle contre sa volonté.

La femme, qui a affirmé avoir été « une esclave » pendant 12 ans, était furieuse au moment de l’acquittement de Ratzon quant à ce chef d’accusation et a affirmé qu’il « avait gagné » accusant l’Etat de « nous abandonner ».

Une autre des victimes, qui a vécu avec le gourou pendant 24 ans, a estimé : « Il nous a fait des choses terribles… il m’a brûlée, il ne m’a rien laissé ».

Après l’arrestation de Ratzon, le sort de ses anciennes «épouses» et de leurs descendants est devenu un problème en soi. L’Etat a constaté que les femmes et les enfants étaient incapables de subvenir à leurs besoins et qu’ils avaient été traumatisés par leurs expériences.

Un rapport de Haaretz datant de 2011 a noté que le groupe avait collectivement reçu des millions de shekels d’aide, mais qu’il était encore en « situation désespérée ».

Au moins un des enfants du gourou, Yigal Ratzon, a maintenu que son père était innocent et a exprimé sa satisfaction lundi sur cet acquittement quant à l’accusation d’esclavagisme.

Goel Ratzon a maintenu qu’il n’avait rien fait de mal et a déclaré après son arrestation que « caresser des jeunes filles n’était pas un viol ».