Le Premier ministre Benjamin Netanyahu a catégoriquement démenti dimanche les rumeurs selon lesquelles son parti Likud mettait en place une stratégie pour former un gouvernement d’union avec ses rivaux travaillistes. Des médias avaient pourtant révélé qu’un proche confident du Premier ministre sondait ses interlocuteurs sur une telle possibilité.

«  Le Premier ministre Benjamin Netanyahu n’a donné l’autorisation à personne d’approcher le parti travailliste » s’est défendu le Likud dans un communiqué.

« Si le Premier ministre veut approcher [Isaac] Herzog, une hypothèse écarté en raison des profondes différences idéologiques entre le Likud et le camp nationaliste et le parti travailliste de 2015, il le ferait lui-même, sans utiliser d’intermédiaires » a ajouté le Likud.

Cette déclaration intervient après que les médias ont rapporté que l’ancien chef du bureau de Netanyahu, Natan Eshel, avait discuté officieusement avec des représentants de l’Union sioniste, afin de sonder l’idée d’un éventuel gouvernement d’union.

Selon les médias, l’Union sioniste a catégoriquement rejeté les ouvertures politiques.

L’Union sioniste, une fusion du parti travailliste et de Hatnua, n’a pas réussi à détrôner Netanyahu aux élections de la semaine dernière et a depuis fait savoir qu’elle conduira l’opposition. Les dirigeants des deux partis ont rejeté l’option d’un gouvernement d’union dans la période qui a précédé les élections. Herzog a déclaré samedi qu’il mènerait l’opposition au nouveau gouvernement de Netanyahu.

Dimanche, le président Reuven Rivlin a commencé la première série de réunions avec les dirigeants des partis, afin d’entendre leurs recommandations quant à la personne chargée d’essayer de former une coalition.

Netanyahu, dont le parti Likud remporté 30 sièges contre 24 pour l’Union sioniste, devrait être appelé par le président pour former le prochain gouvernement.