Le député du Likud Yariv Levin, membre de l’équipe de négociation du parti, a démenti vendredi les allégations de HaBayit HaYehudi selon lesquelles Benjamin Netanyahu veut former un gouvernement sans eux.

« Je pense que ces sentiments ne sont pas fondés », a déclaré Levin lors d’une interview à la radio israélienne. « Le Premier ministre a non seulement promis un gouvernement nationaliste, mais c’est precisément ce que nous faisons… Il est impossible de le créer en peu de temps ».

Il a rappelé que HaBayit HaYehudi était un « partenaire central » dans la coalition de 67 députés que le Likud tente de créer, tout en soulignant qu’aucun parti ne peut s’attendre à la satisfaction de l’ensemble de ses exigences.

Le parti HaBayit HaYehudi a présenté 39 exigences lors de sa réunion jeudi avec les représentants du Likud, mais les parties n’ont pas discuté de portefeuilles spécifiques. Levin a accusé le parti de Naftali Bennett d’essayer de contrôler la politique des ministères qu’il ne détiendrait pas.

Levin a également rappelé qu’en raison de la taille du Likud – 30 sièges -, il devrait occuper des postes clés tels que les ministères des Affaires étrangères et de la Défense, ainsi que les ministères sociaux et économiques.
 
Le député HaBayit HaYehudi Yinon Magal a répondu que le Likud n’avait pas présenté d’offres sérieuses. « Ils ne nous ont rien présenté. Rien ».

Magal a accusé le Likud de vouloir humilier son parti et de vouloir les exclure des négociations pour la coalition, pour pouvoir créer un gouvernement d’union nationale avec l’Union sioniste. Il a ajouté que si cela se produisait, HaBayit HaYehudi serait l’opposition de droite au gouvernement de Netanyahu.

Le premier jour des négociations de coalition a pris fin jeudi soir sans conclusion d’accord, mais la plupart des partis ont exprimé un optimisme prudent.

Les exceptions sont HaBayit HaYehudi, qui a exprimé sa frustration de ne pas avoir reçu plus de considération de la part de Netanyahu, et le parti Koulanou, qui a annulé sa rencontre.

Les représentants du Likud ont rencontré leurs homologues des partis HaBayit HaYehudi, Yisrael Beitenu, Yahadout HaTorah, et Shas. Netanyahu s’est également entrentenu personnellement avec Naftali Bennett le chef du parti HaBayit HaYehudi , mais les deux hommes se sont séparés sans atteindre d’accord.

Selon le site d’information Ynet, des sources au sein de HaBayit HaYehudi, qui a remporté huit sièges, auraint déclaré qu’ils craignaient que Netanyahu n’essaie de les inclure dans une coalition pour aussi longtemps qu’il le peut – une maneuvre que le Premier ministre a tenté de faire en formant le précédent gouvernement en 2013 – tout en essayant dans le même temps de dégager une majorité parlementaire sans eux.

En revanche, le député Zeev Elkin du Likud a décrit une réunion dans une « atmosphère amicale » avec les représentants du parti Yisrael Beitenu du ministre des Affaires étrangères Avigdor Liberman.

« Il s’agit de deux partis qui savent comment travailler ensemble», a déclaré Elkin. « Il y a quelques sujets qui ont été soulevés. Nous voyons certains d’entre eux de la même manière et certains d’entre eux nécessitent d’être examinés, y compris pour leurs aspects juridiques.  »

Yisrael Beitenu, qui a remporté seulement six sièges aux élections, a fait campagne sur une loi sur la peine de mort pour les terroristes qu’il veut promouvoir, mais Elkin n’a pas dit si le sujet avait été abordé durant les pourparlers.

Le Likud s’est également entretenu avec les partis ultra-orthodoxes Shas et Yahadout HaTorah, qui ont remporté respectivement sept et six sièges.

L’avocat du Likud David Shimron, qui fait partie de l’équipe de négociateurs, a déclaré que Shas et HaBayit HaYehudi auront probablement à en découdre pour le contrôle des services religieux.

« Il y aura presque certainement des exigences contradictoires sur le portefeuille des Affaires religieuses mais nous pensons à quelques solutions », a dit Shimron.