La faction du Likud actuellement au pouvoir a décidé de se prononcer, de manière officielle, en faveur de nouvelles élections à la Knesset, ont déclaré des sources du parti au Times of Israel.

Le vote préliminaire sur le projet de loi de dissolution aura lieu mercredi, avec le troisième et dernier vote qui fixera formellement une date pour la dissolution de la 19è Knesset, prévue dès lundi prochain.

Les élections sont attendues pour début mars. La date finale sera définie dans le projet de loi de dissolution. Selon la loi, les élections doivent avoir lieu au plus tôt trois mois après la dissolution de la Knesset, mais au plus tard cinq mois.

La décision du Likud s’est précisée un jour après que le Premier ministre Benjamin Netanyahu a imposé cinq demandes au ministre des Finances Yair Lapid, considérées comme inacceptables par ce dernier. Cette situation a donc précipité la tenue d’élections anticipées.

L’éclatement de la coalition n’a rien d’inattendu. Neuf des dix dernières Knesset ont été dissoutes dès que la coalition au pouvoir s’est défaite. Mais la durée de vie moyenne d’une Knesset se situe néanmoins autour de trois ans ; la 19è Knesset n’en est qu’à son 21è mois.

Les partis d’opposition ont salué l’effondrement de cette coalition dès lundi soir et mardi matin.

Le parti ultra-orthodoxe Shas était le premier à s’exprimer dès lundi soir pour appeler à fixer une date pour de nouvelles élections.

Aryeh Deri, le président du parti Shas, a déclaré que les chefs de tous les partis politiques devaient se réunir pour se mettre d’accord « sur la date la plus proche possible » pour la tenue de nouvelles élections.

Deri a réitéré ses conditions, déjà faites publiquement la semaine dernière, pour se joindre au futur gouvernement : réduire la TVA, actuellement à 18 %, sur de nombreux produits de base, augmenter le salaire horaire minimum de 23,12 à 30 shekels horaires [de 4,7€ de l’heure à 6,12€] et changer la récente loi votée par la Knesset sur la conscription.

La déclaration de Deri a suivi la réunion explosive de lundi soir entre Netanyahu et Lapid – qui a été largement décrite comme l’effort de la dernière chance pour sauver la coalition à la suite d’une crise à propos du projet de loi sur l’«Etat juif» et sur le budget de l’Etat.