Une banque luxembourgeoise a payé une amende de 152 millions de dollars pour avoir caché les comptes de 2,8 milliards de la Banque centrale d’Iran.

« Clearstream a donné au gouvernement iranien un accès substantiel et non autorisé au système financier américain, » a déclaré Adam Szubin, directeur du bureau de contrôle des avoirs étrangers du Trésor américain, dans un communiqué du 23 janvier se référant à Clearstream Banking SA.

« L’action d’aujourd’hui devrait servir d’alerte aux entreprises opérant dans le secteur de la sécurité, qu’elles doivent être vigilantes à l’égard des parties sanctionnées, et que les comptes omnibus et de dépôts nécessitent une surveillance pour assurer la conformité aux lois sur les sanctions pertinentes, » ajoute-t-il.

Selon le communiqué, Clearstream a déclaré en 2008, après une rencontre avec les responsables du Trésor qu’il mettrait fin à sa relation avec la Banque centrale d’Iran.

En effet, l’Iran est l’objet de sanctions américaines en partie à cause de son implication dans son présumé programme d’armement nucléaire. Au lieu de cela, Clearstream a déguisé le compte en cachant les avoirs du compte d’une banque européenne, dont l’identité n’a pas été dévoilée.

David Cohen, sous-secrétaire d’Etat au Trésor américain, supervise la surveillance des sanctions et de leur application. Il a déclaré au New York Times que l’amende envoie un message selon lequel l’Iran n’est « pas sur la marché du business » malgré l’allègement des sanctions –  récompense pour sa coopération aux négociations sur son programme nucléaire.