L’ancien maire de Bat Yam a réussi à obtenir un accord avec le procureur jeudi au terme duquel il plaidera coupable pour les trois chefs d’inculpation : abus de confiance pour éviter d’être jugé pour corruption et acceptation de pots-de-vin.

Shlomo Lahiani, 48 ans, a été mis en examen en octobre dernier, seulement trois semaines avant de défendre son siège municipal de la ville côtière du sud de Tel Aviv, après des années d’enquête.

En février un comité spécial du ministère de l’Intérieur a démis Lahiani de ses fonctions en raison des charges qui pesaient contre lui.

« Je prends toutes mes responsabilités – et libère ainsi de leur responsabilité toutes les autres personnes impliquées et libère ma famille de cinq ans de souffrance » déclare Lahiani après que l’accord ait été rendu public. « Je veux mettre tout ça derrière moi et aller de l’avant. »

La cour a accepté l’arrangement.

Les débats à la cour auront lieu le mois prochain. L’élément clé est de savoir si la cour va inclure la notion de turpitude morale aux crimes de Lahiani. Si c’est le cas, il sera obligé d’attendre sept ans avant de revenir au service public, l’obligeant à rater les prochaines élections de Bat Yam prévues en 2018.

Le procureur de la république compte requérir au moins un an de prison alors que la défense de Lahiani espère pouvoir négocier des travaux d’intérêts généraux.

L’ancien maire est accusé d’avoir omis de déclarer et de payer des impôts sur un revenu s’élevant à 8 millions de shekels (environ 2 200 000 dollars) et d’avoir accepté à peu près 900 000 shekels (environ 250 000 dollars) de pots-de-vin.

Lahianni est aussi accusé d’avoir été à la tête d’un cercle d’employés qui utilisaient leur statut pour contracter des prêts à la banque et qu’ils redonnaient à Lahiani personnellement, et d’un conflit d’intérêt dans une affaire où la ville achetait des espaces publicitaires dans un journal dont il était partiellement le propriétaire.