Moins d’un jour après avoir stoppé un terroriste palestinien armé en pleine fureur meurtrière, le maire de Jérusalem, Nir Barkat, a officiellement apporté son soutien à la campagne du Premier ministre Benjamin Netanyahu pour les élections de mars.

Barkat a salué, lors d’une conférence de presse conjointe, les mesures sécuritaires prises dans et autour de la capitale par Netanyahu et s’est montré ferme face aux pressions internationales pour une division de la ville.

« Je vous soutiens et je veux vous voir continuer à remplir votre devoir de Premier ministre pendant beaucoup d’années, pour le bien de Jérusalem et de l’Etat d’Israël », a-t-il déclaré au Premier ministre.

« Vous avez prouvé par vos actions pendant votre mandat que Jérusalem fait partie de vos priorités. Je veux vous remercier pour votre profond engagement pour la sécurité [de la ville] », a ajouté le maire.

Barkat était considéré comme le potentiel prochain ministre des Affaires de Jérusalem dans le prochain gouvernement, mais Netanyahu a affirmé lundi qu’il garderait ce portefeuille s’il était réélu, a indiqué Haaretz.

Barkat a fait la Une des journaux en appréhendant un terroriste palestinien armé d’un couteau, qui avait poignardé et légèrement blessé un ultra-Orthodoxe de 27 ans près de la mairie de Jérusalem. Le maire était dans les environs – et avec un agent de sécurité – a bondi sur l’attaquant et l’a neutralisé.

« Le terrorisme n’est pas uniquement le problème de Jérusalem mais c’est un problème global. Nous devons prendre des mesures contre le terrorisme à Paris, à New York, à Tel Aviv, à Jérusalem et partout ailleurs », a lancé Barkat.

« Jérusalem est à l’avant-garde du développement de tactiques de contreterrorisme [mis en place dans la ville].»

Netanyahu a aussi salué Barkat pour sa rapidité de réflexion et a souligné qu’il a réduit le nombre des attaques terroristes dans la capitale grâce au fait que la police et les civils ont été armés – de manière préventive – dans les rues de Jérusalem.

Le Premier ministre a aussi pris à parti son rival politique de l’Union sioniste, Tzipi LIvni, qu’il accuse de céder à la pression et de travailler à un accord avec l’Autorité palestinienne qui pourrait peut-être aboutir au rattachement de l’est de la ville au futur Etat palestinien.

« Livni a récemment dit qu’elle négocierait Jérusalem et a même condamné les constructions dans les quartiers dans la capitale en déclarant que cela était irresponsable. Je pense que cela veut tout dire », déclare Netanyahu.

« Nous, cependant, croyons en un Jérusalem uni, fort, développé sous le contrôle éternel du peuple d’Israël », a-t-il poursuivi.

Netanyhu a, lui aussi, été critiqué par la droite lundi. Le ministre des Affaires étrangères, Avidgor Liberman, l’a accusé d’être incapable de faire face au Hamas et à la menace iranienne.