La Haute Représentante de l’UE pour les affaires étrangères a profité de la Journée Internationale de Commémoration de l’Holocauste pour rappeler la nécessité de rester uni en Europe.

« Nous nous souvenons du génocide commis ici, sur le sol européen, il y a à peine deux générations. Nous nous souvenons des millions de Juifs assassinés pendant la Shoah, et des nombreuses autres victimes », a-t-elle déclaré.

« Comme Shimon Peres, qui, tristement, n’est maintenant plus avec nous, a dit une fois : ‘nous sommes leurs yeux qui se souviennent. Nous sommes leur voix qui crie' ».

Elle a rappelé que tout le monde avait encore sa part de responsabilité : « Pour ceux qui le nient, voici notre message : un message de responsabilité collective. Nous avons une responsabilité à retenir : une responsabilité envers les victimes, envers les survivants. Une responsabilité envers les générations futures. Et une responsabilité envers l’Europe, et tous les citoyens européens ».

Mogherini a rappelé pourquoi l’Union européenne avait été fondée : « en réaction à la guerre mondiale et à la Shoah, les fondateurs d’une Europe unie ont décidé de tourner la page. Une Europe unie est la seule façon de faire en sorte que jamais de telles tragédies ne se reproduisent dans notre continent. Nos fondateurs ont rejeté l’idée vicieuse selon laquelle une nation, un peuple, une idéologie devraient asservir tous les autres. Ils ont choisi de construire une Union des diversités. Et c’est un choix que nous sommes appelés à confirmer chaque jour ».

Elle a ajouté que malgré les progrès accomplis, il ne faut jamais arrêter d’être vigilant car la menace de l’antisémitisme n’a pas disparu : « Alors que nous célébrons le soixantième anniversaire des traités de Rome et plus de soixante-dix ans de paix au sein de notre Union, nous devons transmettre le message aux jeunes générations : une Europe pacifique et diversifiée ne peut pas être prise pour acquise. L’antisémitisme n’a pas disparu, et les Juifs européens ont trop souvent été attaqués. Les discriminations fondées sur la religion et sur l’origine ethnique sont préoccupantes ».

Elle a ensuite souligné que « chaque nouvelle génération doit s’engager à nouveau sur les fondements de notre coexistence pacifique. Une Europe pacifique et diversifiée a besoin de soins constants, et c’est dans l’intérêt et la responsabilité de chacun ».