Le ministère de la Justice a déclaré dimanche que Sar-Shalon Jerby, chef de l’Administration du Service National (ANS), avait outrepassé son autorité en mettant sur une liste noire le groupe pour les droits de l’homme B’Tselem et l’avoir interdit de recevoir des volontaires au service national.

Dans une lettre envoyée à B’Tselem, le ministère a déclaré qu’il avait exigé des preuves légales de Jerby et tiendrait une audience à ce sujet le 24 août. Le ministère a également ordonné à l’ANS de lever l’interdiction entre temps et de ne pas prendre de mesures ou d’actions pour l’appliquer.

Le groupe pour les droits de l’homme a déclaré que son volontaire actuel accomplira son service d’un an, et l’organisation a commencé à faire des entretiens avec des candidats pour l’année prochaine.

Jerby a écrit qu’il avait révoqué le statut du groupe « à la lumière des activités de l’organisation contre l’Etat d’Israël et les soldats de l’armée en Israël et à l’étranger ».

Les femmes religieuses, comme certains hommes, en Israël sont dispensées de l’incorporation autrement obligatoire dans l’armée. Certains choisissent de se porter volontaires pour une ou deux années au service national à la place.

L’organisation de droits humains dispose actuellement d’une place pour un volontaire, selon le journal Haaretz.

B’Telem est ouvertement critique de la politique israélienne et du soi-disant non respect de droits de l’homme.

Très récemment, l’ONG a été impliquée dans un procès pour lui permettre de diffuser les noms des enfants palestiniens tués dans la récente campagne à Gaza, une décision bloquée par l’Autorité de Diffusion d’Israël, soutenue par le procureur général.

La Haute Cour a rejeté la pétition de l’ONG mercredi, en avançant l’argument que la radio publique n’était pas le lieu approprié pour ce qui était une déclaration éminemment politique.

Stuart Winer a contribué à cet article.