Des milliers de Druzes ont manifesté mardi contre les démolitions de maisons appartenant à des citoyens druzes d’Israël dans la ville de Maghar, au nord d’Israël.

Le ministère de l’Intérieur a annoncé plus tard dans la journée de mardi avoir retardé la démolition de 20 maisons qui étaient prévues dans les communautés druzes autour du pays après la mise en garde des dirigeants druzes qui ont affirmé que ces démolitions pourraient déclencher de violentes contestations.

Les dirigeants de la communauté druze ont averti que l’exécution des ordres de démolition contre les structures illégales créerait une brèche entre la communauté minoritaire et l’État.

Contrairement à la plupart des autres minorités arabophones, les Druzes servent dans l’armée et jouent un rôle important pour la sécurité du pays.

Depuis novembre, une vingtaine de familles dans les villages druzes de Maghar, Yarka et Isfiya ont reçu des ordres de démolition, a révélé lundi le quotidien Haaretz.

Cinq de ces ordonnances concernant les démolitions de maisons, en particulier dans le village de Maghar, auraient été envoyées à des familles de soldats israéliens tombés au combat.

Lundi soir, des milliers de personnes se sont rassemblées à Maghar en raison d’une fausse information selon laquelle la police était en train de démolir plusieurs maisons.

La protestation de mardi était prévue depuis plusieurs jours.

« Je suis ici parmi les milliers de résidents qui sont venus exprimer leur opposition et leur colère contre la politique de démolition continue et délibérée du gouvernement Netanyahu », a déclaré le député Abdullah Abu Maaruf (Liste arabe unie).