Après le rejet du ministère de la Défense suite à la demande des États-Unis d’établir des hôpitaux de campagne dans des pays d’Afrique occidentale frappés par le virus Ebola, le ministère des Affaires étrangères a annoncé dimanche qu’il enverrait trois équipes – en coordination avec l’Agence pour la coopération internationale au développement (Mashav) – à la frontière des pays africains victimes de risques d’infection.

Les trois cliniques seront établies dans trois pays « périphériques » en Afrique, probablement au Cameroun, en Côte-d’Ivoire et au Sénégal, bien que la décision n’a pas encore été finalisée, selon un porte-parole du ministère des Affaires étrangères.

Les Israéliens étaient préoccupés par rapport au risque d’infection. L’aide d’Israël a été demandée au Liberia et en Sierra Leone.

Suite à cette décision, le ministère des Affaires étrangères a décidé d’envoyer de l’aide civile, qui, selon le chef du Mashav, Gil Haskel, est beaucoup plus limitée que les ressources militaires.

« Le titre de gloire » d’Israël avec ses hôpitaux ultramodernes établis en Haïti, en Turquie, au Japon, au Kenya, à la suite de catastrophes naturelles, concernait des hôpitaux militaires, a précisé Haskel.

Néanmoins, Haskel a tenu à ce que les équipes israéliennes traitent les premiers cas du virus Ebola dans les pays voisins afin d’empêcher la propagation de la maladie – « élément clé » dans les efforts internationaux visant à contenir le virus.

Le Mashav et le ministère des Affaires étrangères mettront en place trois cliniques mobiles pourvues de médecins formés pour traiter le virus mortel. Ils « vont instruire les habitants dans le domaine de l’exploitation de la clinique et de son équipement », selon un communiqué.

« En outre, l’équipe fournira des instructions pour prévenir la propagation de la maladie et favoriser une prise de conscience de l’émergence » du virus, a indiqué le communiqué.

Israël a déjà envoyé une équipe médicale au Cameroun – où le virus n’a pas encore été détecté – ainsi que du matériel médical pour le gouvernement de Sierra Leone et de l’équipement de protection pour les travailleurs de l’Union africaine, a indiqué le ministère des Affaires étrangères dans un communiqué.

A la demande du Secrétaire général des Nations unies, de l’Organisation mondiale de la santé et de divers groupes d’aide internationaux et israéliens, le gouvernement a décidé de renforcer son soutien.