Il y a deux semaines, le ministère des Affaires étrangères a proposé au gouvernement israélien un plan pour positionner des troupes étrangères à Gaza qui suivraient les efforts de reconstruction et de démilitarisation dans le sillage de la guerre de cet été, a rapporté Haaretz dimanche.

Selon le rapport, les forces seraient habilitées à confisquer des armes et du matériel de contrebande pour garantir que le Hamas ne puisse se réarmer.

Israël a exigé que le Hamas soit désarmé, dans le cas où l’Etat juif assouplissait les restrictions sur la bande et considérait la perspective d’un port et d’un aéroport à Gaza. Le Hamas, quant à lui, a rejeté avec véhémence la requête de démilitarisation.

La force internationale décrite dans le rapport ne serait que temporaire, dotée d’un mandat extensible initialement fixé à une seule année, et sera de préférence composée d’une coalition de l’Union européenne. Le plan avait donné son aval à l’option d’une force de l’OTAN, d’une force de l’ONU ou d’une coalition occidentale générale.

Selon le rapport, le ministère des Affaires étrangères a recommandé que la force opère selon une charte semblable à celle de la FINUL, la force onusienne au Sud-Liban, ce qui nécessiterait l’approbation d’Israël, de l’Autorité palestinienne et de l’Egypte, et, idéalement, serait sous l’égide d’une résolution du Conseil de sécurité de l’ONU.

La force, dont les fonctions principales seraient « la réhabilitation et le désarmement », agirait en différents endroits à l’intérieur de la bande elle-même, et aux passages des frontières, notamment à la frontière de Rafah avec l’Egypte et aux alentours, selon le rapport.

Les soldats européens seraient armés et autorisés à « affronter les menaces du Hamas et d’autres organisations terroristes », à inspecter les écoles de l’ONU et d’autres installations internationales afin de s’assurer qu’elles ne sont pas utilisées pour cacher des armes ou d’autres matières jugées dangereuses par Israël.

Le rapport a été remis au cabinet de sécurité israélien, le 21 août, et se fonde sur des idées lancées par divers pays de l’UE, selon un responsable du ministère des Affaires étrangères anonyme.

Toutefois, l’UE n’aurait pas proposé de plan concret pour des observateurs internationaux à Gaza. L’Egypte, qui serait partenaire d’un tel accord, a jusqu’ici accueilli le projet avoir froideur.

Les 50 jours de guerre entre Israël et le Hamas ont pris fin cet été, le 26 août, avec une trêve ouverte. Des négociations sur un accord de cessez-le-feu de long terme qui devraient se tenir le mois prochain au Caire. Il est probable que l’idée d’observateurs internationaux à Gaza soit à l’ordre du jour.