Le ministre turc de l’Energie, Berat Albayrak, devrait se rendre en Israël d’ici la fin de l’année afin de conclure un accord pour la construction d’un gazoduc entre les deux pays, a déclaré mercredi le ministre israélien de l’Energie.

Une telle visite de Berat Albayrak, par ailleurs gendre du président turc Recep Tayyip Erdogan, serait un geste diplomatique important d’Ankara après le rapprochement entamé l’an dernier entre les deux pays après plusieurs années de tensions.

« Espérons-le, M. Albayrak se rendra en Israël cette année 2017, ce qui nous aidera à accélérer et essayer de conclure cet accord », a déclaré Yuval Steinitz, durant le Congrès mondial du pétrole à Istanbul, après une rencontre avec son homologue turc.

Aucune date n’a toutefois été fixée pour ce déplacement, a-t-il précisé, assurant que ce serait chose faite dans les prochains mois.

Les deux pays ont ainsi décidé d’accélérer leurs efforts pour parvenir à cet accord bilatéral qui permettra la construction de ce gazoduc.

Fortement dépendante des importations pour satisfaire ses besoins énergétiques, la Turquie cherche à diversifier ses sources d’approvisionnement.

Finance Minister Yuval Steinitz attends a committee meeting in the Israeli parliament. August, 2012. (photo credit: Miriam Alster/FLASH90)

Yuval Steinitz en août 2012. (Crédit : Miriam Alster/FLASH90)

De son côté, Israël cherche de nouveaux partenaires pour développer son gisement offshore géant de gaz naturel, baptisé Leviathan.

Le pays veut « pouvoir exporter son gaz naturel en Turquie », a dit M. Steinitz, mais aussi pourquoi pas en Europe ou dans les Balkans, via la Turquie.

Israël a également un projet de gazoduc vers l’Italie, la Grèce et Chypre et s’il se concrétise, ce projet de 6,2 milliards de dollars permettrait aussi à l’Europe de réduire sa dépendance envers le gaz russe.

Chypre a de son côté commencé à exploiter ses ressources offshore de gaz, mais le président turc a mis en garde lundi les compagnies internationales contre d’éventuels projets dans l’île, après l’échec des négociations la semaine dernière pour réunifier les parties grecque et turque de Chypre.

M. Steinitz a assuré que les deux projets de gazoduc, vers l’Europe et vers la Turquie, étaient « très importants », ajoutant : « ne me forcez pas à choisir ».