Les activités de la célèbre agence israélienne de renseignement, le Mossad, se déroulent généralement dans l’ombre. Ces derniers jours toutefois, l’organisation d’espionnage a lancé une campagne publique visant un objectif : le recrutement de plus de femmes dans ses rangs.

Placardant ses publicités dans les pages des journaux et sur son site internet officiel, l’agence a déclaré être en quête de nouveaux agents de sexe féminin officiant dans le secteur du renseignement et dotés d’un tempérament “exceptionnel”.

“Avis de recherche : Des femmes fortes”, clame la publicité en caractères gras, avec en arrière-plan le visage d’une femme plongé dans une semi-obscurité. « Ce que vous avez fait ne nous intéresse pas. Ce que vous êtes nous intéresse !”

Sur le site officiel, les visiteurs sont invités à déposer leurs candidatures pour les emplois disponibles dans l’agence, que ce soit au niveau des opérations, des renseignements ou des départements des ressources humaines ou technologique.

Une nouvelle campagne du Mossad vante les mérites de la recherche d'agents de sexe féminin au sein de l'agence. (Autorisation)

Une nouvelle campagne du Mossad vante les mérites de la recherche d’agents de sexe féminin au sein de l’agence. (Autorisation)

Selon le site d’information Ynet, cette campagne représente la toute première démarche de recrutement du Mossad en direction des femmes spécifiquement.

Le site note que la représentation des femmes au sein de l’agence est déjà impressionnante pour une organisation sécuritaire, les femmes constituant 40 % de son personnel.

Le Mossad a fait plus récemment les gros titres dans le sillage de l’assassinat au mois de décembre d’un ingénieur tunisien qui aurait dirigé le programme des drones du Hamas.

Le Hamas et le Hezbollah ont accusé l’agence du meurtre de Mohammed al-Zoari, 49 ans, tué par balles alors qu’il se trouvait au volant de sa voiture à proximité de son domicile, dans la ville portuaire tunisienne de Sfax.

Dimanche, le président tunisien Beji Caid Essebsi a affirmé qu’il y avait des “soupçons sur l’implication d’Israël » dans la mort de l’ingénieur.