Dans ce hub de Tel Aviv, les starts-up qui pourraient collaborer avec les services du Mossad – qui a récemment appelé via une vidéo postée sur les réseaux sociaux aux entreprises innovantes à collaborer avec ses services – sont plusieurs : celle-ci innove en créant une technologie de protection pour GPS, une autre, un logiciel qui vise à déceler la présence de terroristes dans une foule.

La chaîne franco-allemande Arte est allée à leur rencontre pour savoir ce qu’elles pensaient de la récente vidéo du Mossad, tournée sur le mode James Bond – lentilles oculaires avec logiciel de reconnaissance faciale et autres « gadgets ».

« Pour ces entrepreneurs le Mossad est un client intéressant et pas plus, » explique la voix off. Pourquoi ? Le Mossad a déclaré ne vouloir financer les projets de coopération qu’à hauteur de 500 000 euros ; selon le budget alloué à ses activités par le gouvernement. Une somme relativement faible face aux sommes – évaluées en milliards – qui circulent habituellement dans l’écosystème de l’innovation et du high-tech en Israël.

« Le Mossad se retrouve en concurrence avec des clients qui pèsent bien plus lourd que lui » analyse Ronen Bergman, journaliste et expert du Mossad face caméra.

La création d’un premier fonds d’investissement dans des entreprises de haute-technologie (le fonds Libertad) développant du matériel ou des services pouvant l’aider dans ses activités d’espionnage, a été annoncé en juin dernier à la Cyber-Week. Il sera un « nouveau modèle » pour l’acquisition de technologies de l’agence d’espionnage, avait confié un responsable au Bureau du Premier ministre au Times of Israel.

Parmi les secteurs privilégiés figurent les entreprises spécialisées dans la robotique, les systèmes miniaturisés et les technologies innovantes en matière d’informations cryptées « disposant d’une vitesse minimale de 100 gigabits tout en utilisant des méthodes non conventionnelles et d’avant-garde ».

Le Mossad entend aussi investir « dans les technologies d’identification automatique permettant d’établir des profils de personnalité, à partir des activités et des comportements sur internet ainsi que dans des entreprises spécialisées dans diverses méthodes visant à résumer automatiquement des documents ».