Le Colloque des Intellectuels Juifs de Langue Française s’est tenu dimanche 19 et lundi 20 mars 2017 au Conseil Economique, Social et Environnemental à Paris.

La Fondation du Judaïsme Français qui organise l’événement affirme que « le choix du lieu n’est pas neutre. Il traduit la volonté d’investir un espace républicain afin d’affirmer sans ambiguïté son positionnement ».

La violence: ainsi le thème choisi pour cette année 2017 dépasse les seules problématiques auxquelles est confrontée la communauté juive pour embrasser le retour de la violence de masse à l’échelle planétaire.

Le colloque s’interrogera d’abord sur les conditions de naissance de la violence avant de s’intéresser à une actualité plus brûlante.

« Comment et de quelle manière la fragilisation de la démocratie aujourd’hui serait liée à cette incontestable montée des violences ? Comment penser l’identité démocratique face à la montée des violences ? Et donc sans la replier sur elle-même en la transformant en régime de contrôle et de répression ? »

L’événement, qui a rapidement affiché complet, s’est également attaché à comprendre la « résurgence de la violence affectant les communautés juives de France et d’Europe » se demandant « comment distinguer la résurgence actuelle de la violence contre les juifs de celles qui les auront, dans le passé, affectés ? »

Le colloque des intellectuels juifs de langue française a été créé en 1957 par Edmond Fleg et Léon Algazi. Il fut le théatre de grandes rencontres entre Eliane Amado-Valensi, Léon Ashkénazi, Henri Atlan, Jean Halpérin, Vladimir Jankélévitch, Annie Kriegel, Emmanuel Levinas, Robert Misrahi, André Neher, et Jean Wahl.

La renaissance du Colloque est accompagnée de la présence d’intellectuels de tous bords: de Bernard-Henry Lévy à Tobie Nathan, d’Alain Finkielkraut à Catherine Challier et Elisabeth Badinter.