Le public du Festival du film de Venise ne sait pas trop quoi penser du dernier film de Darren Aronofsky, « Mother! », à la fois thriller psychologique et film d’horreur. Le film a été projeté pour la première fois au festival le 5 septembre.

Les critiques ont dit avoir entendu à la fois des huées et es applaudissements pendant le générique de fin, et beaucoup d’entre eux partageaient cette ambivalence. Ils étaient plus d’un à ne pas savoir comment réagir.

Il semble cependant y avoir un consensus sur le jeu irréprochable des acteurs, et notamment de Jennifer Lawrence, la compagne du réalisateur, qui aurait hyper ventilé si intensément pendant une scène qu’elle se serait brisée une côte.

Aronofsky qui joue avec la temporalité, la brisant en une infinité de fragments plus petits, entraînait les critiques à parler d’une « attaque spectaculaire contre un film », d’une « montagne russe », ou même à rester sans voix.

Les fans des films d’Aronofsky ne seront pas surpris par ce principe, mais ils le seront probablement par le degré avec lequel il casse les attentes dans « Mother! ». Le film est interprété par Lawrence et Javier Bardem, un couple dont les noms ne sont pas donnés et qui passe le film dans un manoir typique des films d’horreur, au milieu de nulle part, mais loin de l’habituel film de maison hantée.

Le réalisateur ne présente pas non plus son film ainsi. Inspiré par Alfred Hitchcock, qui avait de manière exceptionnelle acheté tous les exemplaires du roman Psycho avant que son film ne sorte pour que personne ne connaisse la fin, Aronofsky est resté silencieux avant la sortie de « Mother! » au festival. Il a même dit à quel point il voulait rester silencieux.

Récemment, il s’est contenté de dire à Vulture que « la plupart des personnes, après avoir vu le film, ne veulent même pas me regarder », et que « c’est un missile de croisière dans un mur. »

Aronofsky est connu par son cinéma particulier et macabre. Des films comme « Black Swan », « Requiem for a Dream » et « Pi » jouent sur la noirceur et la tension psychologique.

« Pi », son premier long-métrage, parle des secrets kabbalistiques, alors que son personnage cherche la formule mathématique qui détient les secrets de l’univers.

Il sort le 13 septembre prochain en France.