Le Palestinien ayant poignardé un garde-frontières avait prétendu être journaliste
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Le Palestinien ayant poignardé un garde-frontières avait prétendu être journaliste

Les images d'avant l'attaque de vendredi montrent un assaillant portant une fausse ceinture kamikaze debout parmi un groupe de journalistes et photographes

Judah Ari Gross est le correspondant militaire du Times of Israël.

Un Palestinien plus tard reconnu comme Muhammed Aqal, portant un gilet kamikaze présumé, a été transporté dans une ambulance après avoir poignardé un soldat et a ensuite été abattu dans la ville de Bireh en Cisjordanie le 15 décembre 2017. (Oren Ziv / AFP)
Un Palestinien plus tard reconnu comme Muhammed Aqal, portant un gilet kamikaze présumé, a été transporté dans une ambulance après avoir poignardé un soldat et a ensuite été abattu dans la ville de Bireh en Cisjordanie le 15 décembre 2017. (Oren Ziv / AFP)

La police a déclaré dimanche qu’un Palestinien qui avait poignardé vendredi un officier de la police des frontières près de la ville de Ramallah en Cisjordanie avait prétendu être un journaliste quelques instants avant l’attaque, ce qui lui avait permis de se rapprocher des troupes israéliennes.

Les images d’avant l’attaque de vendredi montrent un assaillant portant une fausse ceinture kamikaze debout parmi un groupe de journalistes et photographes.

« Le terroriste a utilisé les médias comme couverture pour se préparer à l’attaque et a couru vers les officiers où la presse était rassemblée », a déclaré un porte-parole de la police.

Lors de l’attaque, Mohammed Aqal, 29 ans, qui portait ce qui semblait être une ceinture kamikaze, a poignardé le garde-frontière à deux reprises sur le haut du corps, le blessant modérément.

Aqal a ensuite tenté de s’enfuir, mais a essuyé trois coups de feu tirés à bout portant par des agents sur les lieux, qui ont remarqué sa ceinture kamikaze et craint qu’il ne la fasse exploser. La ceinture était composée de plusieurs objets couverts de ruban adhésif, reliés par des fils. On a découvert plus tard qu’elle ne contenait pas réellement d’explosifs.

Un attaquant palestinien, caché parmi les journalistes, avant de poignarder un officier de la police des frontières dans la ville de Ramallah en Cisjordanie le 15 décembre 2017. (Police d’Israël)

Après avoir été abattu, Aqal a été déplacé par des médecins palestiniens, alors qu’il portait toujours la veste apparemment kamikaze. Il a ensuite été déclaré mort.

Dans un communiqué, la police a averti que les terroristes prétendant être des membres de la presse représentaient une menace pour les vrais journalistes, mais a déclaré qu’il n’y aurait pas de changements immédiats à l’accès de la presse aux manifestations en Cisjordanie.

« La police et la police des frontières israéliennes continueront à opérer dans toutes les régions et continueront en même temps de laisser les médias étrangers couvrir les événements, malgré la menace causée par les terroristes palestiniens », a indiqué la police.

Un attaquant palestinien, caché parmi les journalistes, avant de poignarder un officier de la police des frontières dans la ville de Ramallah en Cisjordanie le 15 décembre 2017. (Police d’Israël)

La police a noté que ce n’était pas la première fois qu’un agresseur prétendait être journaliste pour mener une attaque.

En octobre 2015, un Palestinien portant un gilet jaune et un T-shirt noir arborant le mot « PRESSE » a poignardé un soldat de l’armée israélienne dans la ville de Hébron en Cisjordanie, le blessant modérément.

Les coups de couteau de vendredi ont eu lieu mercredi dernier au milieu d’une violente protestation contre la reconnaissance par le président américain Donald Trump de Jérusalem comme capitale d’Israël.

Après les prières de midi, des émeutes ont été signalées à Ramallah, Bethléem, Hébron, Qalqilya et Naplouse. Les manifestants ont brûlé des pneus et jeté des pierres sur les troupes israéliennes, qui ont riposté avec des gaz lacrymogènes et des balles en caoutchouc.

Selon l’armée israélienne, quelque 2 500 Palestiniens ont participé à des manifestations en Cisjordanie ce week-end, tandis que 3 500 autres manifestaient violemment le long de la barrière de sécurité entourant la bande de Gaza, contrôlée par le groupe terroriste palestinien du Hamas.

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