« La ville sainte, dont le statu quo doit être défendu et préservé, devrait être un endroit où tous peuvent vivre ensemble en paix, sinon la spirale sans fin de la souffrance continuera pour tous », a commenté lundi le pape argentin à l’occasion de cette audience aux côtés du patriarche grec orthodoxe Theophilos III de Jérusalem.

« Toute forme de violence, de discrimination ou manifestations d’intolérance contre des fidèles juifs, chrétiens ou musulmans, ou contre des lieux de culte, doit être rejetée avec fermeté », a-t-il dit.

Cela après avoir dressé un bilan négatif de la situation : « L’incertitude de la situation et le manque de compréhension entre les parties continuent de créer insécurité, restriction des droits fondamentaux et fuite d’un grand nombre de personnes de leurs terres ».

Lors d’un pèlerinage à Jérusalem en 2014, le pape François avait également lancé un appel au « libre accès » de tous les croyants juifs, musulmans et chrétiens aux lieux saints à Jérusalem, et à l’arrêt de « la violence et des manifestations d’intolérance ».

Lundi, le souverain pontife a remercié le patriarche grec orthodoxe pour sa contribution dans la récente restauration du tombeau de l’église du Saint-Sépulcre à Jérusalem, où selon la tradition chrétienne le Christ a été enterré.

L’église est située dans la Vieille Ville de Jérusalem.

François a en outre émis lundi l’espoir que les différentes communautés chrétiennes vivant en Terre sainte « continuent à être reconnues comme une partie intégrale de la société, comme citoyens et croyants à part entière ».

Il a aussi appelé ces communautés à continuer à « progresser vers l’unité » et à coopérer très concrètement « pour soutenir les familles chrétiennes et les jeunes, afin qu’ils ne soient pas forcés à quitter leurs terres ».