Le pape François a annoncé dimanche 19 janvier les plans tant attendus de son voyage en Israël, en Cisjordanie et en Jordanie au milieu du printemps.

La visite, prévue du 24 au 26 mai, sera son premier voyage en Terre sainte depuis sa prise de fonctions en mars 2013. Ceci est en outre le seul voyage à l’étranger du pape annoncé à ce jour pour l’année 2014.

S’adressant à une foule réunie au Vatican sous la pluie pour sa bénédiction dominicale, le pape lui signale son intention de se rendre à Bethléem et à Jérusalem, mais aussi à Amman.

Le voyage du pontife vise à commémorer le 50ème anniversaire de la rencontre historique qui s’est déroulée entre le pape Paul VI et le chef spirituel chrétien orthodoxe du patriarcat œcuménique, Athénagoras, à Jérusalem.

Le patriarche actuel Bartholomé Ier se joindra au pape François à Jérusalem fin mai, où ils célébreront ensemble la messe à l’église du Saint-Sépulcre, lieu où Jésus aurait été crucifié et enterré.

A Jérusalem, le porte-parole du ministère israélien des Affaires étrangères, Yigal Palmor, a déclaré qu’Israël était enchanté à l’idée de le recevoir. « Il est le bienvenu en Israël et sera accueilli aussi chaleureusement que ses prédécesseurs, » a-t-il assuré.

Dimanche 19 janvier, l’agence de presse palestinienne Wafa a déclaré que le président Mahmoud Abbas se réjouissait aussi de la visite du pape François, et espère que cela « contribuera à alléger les souffrances du peuple palestinien qui aspire à la liberté, la justice et l’indépendance. »

Le palais royal de Jordanie a déclaré pour sa part que la visite de François Ier – le 24 mai – marquerait une « étape importante pour la fraternité et le pardon entre les musulmans et les chrétiens et consoliderait le message de paix. ».

Malgré le contexte géopolitique du voyage en Terre Sainte, l’Église catholique, insiste pour que l’objectif de la visite soit « principalement de diffuser, de promouvoir l’amour, la coopération et la paix entre tous les habitants de la région. »

« Promouvoir l’amour, la coopération et la paix entre tous les habitants de la région. »

Le pape François

Le voyage sera la deuxième visite du pape en Terre Sainte. Il s’était déjà rendu en Israël en octobre 1973, au moment où la guerre de Kippour a éclaté. Comme le Times of Israel l’avait révélé en avril dernier, le jeune Jorge Mario Bergoglio (nom du pape) avait en effet passé six jours confinés dans son hôtel à Jérusalem, où il passait son temps à étudier les Lettres de Saint Paul aux Corinthiens.

Le président Shimon Peres a invité François Ier en Israël immédiatement après son élection en mars 2013. « Plus tôt vous viendrez nous rendre visite, mieux ce sera – votre venue pourrait contribuer de manière significative à la confiance et à la foi dans la paix, » avait écrit Shimon Peres au pape François.

Les deux prédécesseurs du pontife s’étaient rendus en Israël – Benoît XVI en 2009 et Jean-Paul II en 2000.

En octobre dernier, le président de la Knesset, Yuli Edelstein (Likoud), avait rencontré le pape au Vatican et l’avait invité à se rendre en Israël et à la Knesset. Le pape François aurait répondu sans hésitation à Yuli Edelstein : « Je viendrai ! Je viendrai ! »

Chose promise, chose due..!