Le pape François a dû annuler sa visite en Israël, qui devait avoir lieu du 24 au 26 mai, en raison d’un conflit salarial persistant au ministère des Affaires étrangères.

Une source au ministère a confirmé jeudi au Times of Israel que le voyage du souverain pontife était annulé, car les employés de l’institution étaient en grève et ne pouvaient organiser la visite comme il se doit.

L’annulation pourrait causer « des dégâts économiques graves et tangibles, avec la perte des revenus liés au tourisme que la visite aurait engendré », estime la source.

Début janvier, le pape François avait annoncé qu’il se rendrait en mai à Bethléem et à Jérusalem. Il devait également visiter Amman, en Jordanie.

Le ministère des Affaires étrangères a déclaré que, selon le Vatican, la visite pontificale ne pourra être reprogrammée.

Mercredi, c’est le Premier ministre britannique David Cameron qui avait dû reprogrammer sa visite en raison de la grève au ministère.

Le voyage de François devait commémorer le 50ème anniversaire de la rencontre historique entre le pape Paul VI et le chef du patriarcat œcuménique de Constantinople Athénagoras 1er dans la Ville sainte.

Il se serait agi de la deuxième visite du pape en Israël, pays où il s’était déjà rendu en 1973, lorsque la guerre du Kippour a éclaté.

En avril dernier, le Times of Israel révélait que le jeune Jorge Mario Bergoglio était resté confiné dans son hôtel pendant six jours en raison du conflit. Il avait alors étudié les Épîtres aux Corinthiens de l’apôtre Paul.

Le président Shimon Peres avait invité François en Israël juste après son élection au Vatican, l’appelant à venir en Terre sainte en tant que dirigeant spirituel et non politique.

Les deux prédécesseurs du souverain pontife se sont rendus en Israël – Benoît XVI en 2009 et Jean-Paul II en 2000.