Le pape François a souhaité lundi voir grandir « l’intérêt » des juifs, et particulièrement des plus jeunes, « pour la connaissance du christianisme », en Israël et ailleurs.

« Du côté catholique, il y a certainement l’intention de considérer pleinement le sens des racines juives de sa propre foi. J’ai confiance, avec votre aide, que se maintienne également du côté juif, et si possible s’accroisse, l’intérêt pour la connaissance du christianisme, (….), et spécialement parmi les jeunes générations », a déclaré le pape lors d’une visite aux chefs rabbins de Jérusalem.

« La connaissance réciproque de notre patrimoine spirituel, l’appréciation pour ce que nous avons en commun et le respect devant ce qui nous divise, pourront servir de guide dans le développement futur de nos relations », a-t-il argumenté devant les rabbins David Lau et Yitzhak Yossef.

La méconnaissance, le désintérêt ou parfois l’hostilité de certains jeunes juifs vis-à-vis du christianisme –en raison notamment de siècles d' »enseignement du mépris » par l’Eglise contre les juifs et de la Shoah dans l’Europe chrétienne– ont été relevés parfois douloureusement par certains milieux chrétiens.

Les théologiens chrétiens sont en revanche très nombreux à se passionner pour le judaïsme et sont très engagés dans ce dialogue inter-religieux.

Jorge Bergoglio a rappelé que, depuis le temps où il était archevêque de Buenos Aires, il avait « pu compter sur l’amitié de nombreux frères juifs », « organisé avec eux de fructueuses initiatives de rencontre et de dialogue ».

« Beaucoup d’initiatives ont lieu à l’échelle nationale ou locale, et tout cela montre le désir réciproque de mieux se connaître, de s’écouter, de construire des liens de fraternité authentique. Ce chemin d’amitié représente un des fruits du Concile Vatican II, en particulier de la déclaration ‘Nostra aetate’ (1965), qui a eu tant de poids », a-t-il rappelé.

Le pape a salué « l’engagement de très nombreuses personnes courageuses et généreuses, tant juives que chrétiennes », en particulier dans le dialogue entre le Grand Rabbinat et la Commission du Saint-Siège pour les relations avec le judaïsme.