LE VATICAN – Le sommet inédit de dimanche au Vatican, réunissant le président israélien Shimon Peres et le président de l’Autorité palestinienne Mahmoud Abbas dans des prières de paix, devait initialement se dérouler à Jérusalem, pendant la visite du pape François en Terre sainte, a appris le Times of Israel.

« C’était le premier lieu choisi », a déclaré Henrique Cymerman, un journaliste israélien d’origine portugaise, qui entretient des liens étroits avec le pape.

Selon Cymerman, Peres a immédiatement accepté une rencontre, peu importe où, mais Abbas était moins enthousiaste, redoutant d’être humilié dans les points de passage de Ramallah vers Israël.

Cymerman, qui s’est entretenu en juin dernier avec le pape et Rabbi Avraham Skorka d’Argentine, raconte avoir reçu un appel non identifié sur son téléphone portable plusieurs mois avant la visite historique du pape en Israël et dans les Territoires. « C’est père François », a dit la voix.

Le journaliste, proche de Peres et du pape, a failli ne pas prendre l’appel, croyant à une blague.

Le pape François, qu’il décrit comme un grand ami du peuple juif, a exhorté Cymerman d’organiser la prière au sommet lors de sa visite en mai, assurant qu’il pourrait prolonger son voyage si nécessaire.

Cymerman confie que le second lieu proposé à Abbas, Jéricho, a aussi été rejeté. Ensuite, fut proposé le mont Nebo, la colline de Jordanie du haut de laquelle Moïse a été autorisé à contempler la Terre promise.

Cela aurait pu marcher, dit-il, mais Peres n’a pu accepter parce que la visite du pape en Jordanie avait lieu un samedi, le shabbat juif.

Enfin, après des discussions marathon, poursuit Cymerman, le Vatican, Israël et l’Autorité palestinienne ont convenu d’une prière pour la paix à Rome, et le pape François, l’accord d’Abbas en main, a rapidement diffusé l’invitation, concluant cette sacrée affaire.

@pontifex

Le pape François a demandé dimanche dans un tweet, deux heures avant le début de la rencontre de prière avec les présidents Shimon Peres et Mahmoud Abbas, à « toutes les personnes de bonne volonté » de s’associer à cette prière « pour la paix au Moyen-Orient ».

« Aujourd’hui, je demande à toutes les personnes de bonne volonté de s’unir à nous dans la prière pour la paix au Moyen-Orient », déclare ce dernier tweet de François, en huit langues, sur le compte pontifical @pontifex.