Les députés européens ont appelé jeudi Israël à mettre fin « immédiatement » à la construction de nouvelles implantations en Cisjordanie, une politique qui selon eux « hypothèque » toute perspective de paix au Proche Orient.

Dans une résolution adoptée à Strasbourg, le Parlement européen « réaffirme son ferme soutien à une solution du conflit israélo-palestinien fondée sur la coexistence de deux États, sur la base des frontières de 1967. »

Soulignant « l’importance d’une reprise aussi rapide que possible des négociations de fond » entre les parties, le Parlement « condamne la poursuite de la politique de colonisation et demande aux autorités israéliennes d’y mettre immédiatement fin », car « les colonies de peuplement sont illégales au regard du droit international » et « hypothèquent davantage encore les perspectives d’une solution fondée sur la coexistence de deux Etats viables ».

Le Parlement « condamne tous les actes de violence, de terrorisme à l’égard des Israéliens », mais demande également « qu’il soit mis fin à la démolition de maisons palestiniennes et de structures et projets financés par l’Union européenne, aux déplacements forcés de familles palestiniennes et à la confiscation de biens palestiniens en Cisjordanie ».

Les autorités israéliennes ont donné leur feu vert fin mars à la construction d’une nouvelle implantation pour les évacués de l’avant-poste d’Amona, la première établie par Israël depuis plus de 25 ans.

L’AJC Transatlantic Institute, le bureau bruxellois de l’American Jewish Committee, a réagi en saluant une résolution « plus équilibrée » sur le conflit israélo-palestinien.

Dans un communiqué, l’AJC a déclaré que les résolutions précédentes contenaient généralement des termes vagues suggérant que les deux parties étaient tout autant responsables des violences.

« Même si nous aurions souhaité une formulation encore plus claire, nous apprécions la mesure très importante qu’a prise le parlement pour mettre fin à l’habitude contreproductive de protéger les Palestiniens des critiques légitimes », a déclaré dans un communiqué le directeur de l’institut, Daniel Schwammenthal.