La demande de report de peine du soldat Azaria toujours en suspens
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La demande de report de peine du soldat Azaria toujours en suspens

L’ancien soldat, qui a tué un terroriste neutralisé, a déposé une demande de grâce ou de clémence auprès du chef d’état-major

L'ancien sergent de l'armée israélienne Elor Azaria, entouré de ses parents, devant la cour martiale de la Kyria à Tel Aviv, le 30 juillet 2017. (Crédit : Avshalom Sasoni/Flash90)
L'ancien sergent de l'armée israélienne Elor Azaria, entouré de ses parents, devant la cour martiale de la Kyria à Tel Aviv, le 30 juillet 2017. (Crédit : Avshalom Sasoni/Flash90)

La demande de report d’incarcération du soldat franco-israélien Elor Azaria, censé entrer mercredi en prison après sa condamnation à 18 mois de prison pour avoir achevé un terroriste palestinien neutralisé, est toujours en suspens, a indiqué lundi l’armée.

« Aucune décision n’a encore été prise », a dit une porte-parole de l’armée sans autre précision.

Le 30 juillet, aux termes d’un procès ultramédiatisé ayant profondément divisé Israël, un tribunal militaire a confirmé en appel la peine infligée en première instance à Elor Azaria pour homicide volontaire.

Le soldat avait soumis dimanche une demande de report de son emprisonnement.

Membre d’une unité paramédicale, Elor Azaria avait été filmé le 24 mars 2016 par un militant pro-palestinien alors qu’il tirait une balle dans la tête d’un Palestinien à Hébron, en Cisjordanie.

Abdel Fattah al-Charif venait d’attaquer des soldats au couteau. Atteint par balles, il gisait au sol, apparemment hors d’état de nuire.

Le procès d’Elor Azaria, qui n’a exprimé aucun remords pour son acte, a opposé ceux qui défendent le respect nécessaire de valeurs éthiques par l’armée israélienne à ceux qui soutiennent sans faille les soldats constamment confrontés aux attaques palestiniennes.

De nombreux politiciens, à commencer par le Premier ministre Benjamin Netanyahu, se sont prononcés pour la grâce du soldat.

L’équipe du Times of Israël a contribué à cet article.

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