Le Parti communiste de la ville côtière uruguayenne de Punta del Este a accepté une demande de la communauté juive locale pour supprimer une peinture murale sur un immeuble de la ville accusant Israël de génocide à Gaza.

Les dirigeants de la communauté juive se sont réunis la semaine dernière avec les dirigeants du parti dans le bâtiment municipal de la ville pour discuter de la fresque peinte sur le côté d’un bâtiment situé sur une artère principale.

Les dirigeants juifs ont présenté le point de vue de la communauté sur le conflit entre Israël et le Hamas et l’implication de ces graffitis. Et les dirigeants communistes ont décidé de retirer les graffitis.

« STOP : Non au génocide à Gaza » pouvait-on lire en espagnol sur la peinture murale. L’inscription « 400 enfants » a également été peinte sur le mur, qui a été signé par « Red Ant ».

A partir du 21 août, le fameux mur était recouvert de graffitis sur les candidats politiques locaux sans qu’il n’y ait plus aucune mention d’Israël.

La délégation du Parti communiste a été menée par le législateur uruguayen Heber Nunez. Le groupe de l’organisation juive locale CIPEMU a été, lui, mené par le président Rolando Rozenblum et le directeur général Fabian Schamis.

Les dirigeants de CIPEMU ont souligné « l’excellente atmosphère de dialogue, des échanges de vues et de compréhension mutuelle » qui ont abouti à l’élimination des graffitis. Les deux parties ont également convenu d’établir des canaux de communication ouverts afin d’éviter de futures tensions.

La jeunesse locale de l’organisation du Parti communiste s’est dite déçue de la décision d’effacer la peinture murale anti-israélienne.

La présence juive à Punta del Este a augmenté de façon spectaculaire au cours des dernières années.

La station balnéaire, qui compte une population au cours de l’année d’un peu plus de 19 000 habitants, en accueille dix fois plus en été, et dispose de quatre synagogues.

Il y a 3,3 millions d’habitants en Uruguay, dont environ 17 000 Juifs.