Le parti socialiste espagnol a annoncé une future motion visant à reconnaître un Etat palestinien.

Le PSOE (Parti socialiste ouvrier espagnol), le deuxième plus grand parti au Congrès espagnol, avec 110 sièges sur 350, a annoncé plus tôt ce mois-ci son intention de soumettre un projet de motion appelant à la reconnaissance de la Palestine le 30 octobre.

La date n’a pas été choisie au hasard : elle marque le 23e anniversaire des pourparlers de Madrid qui avaient précédé les accords d’Oslo entre Israël et l’Autorité palestinienne.

Le Jerusalem Post a rapporté dimanche que 300 personnalités publiques israéliennes de gauche ont signé une pétition encourageant le Congrès espagnol à voter en faveur de la reconnaissance de la « Palestine », y compris un ancien directeur du ministère israélien des Affaires étrangères, Alon Liel, de nombreuses personnalités de gauche, ainsi que des militants du mouvement La Paix maintenant.

L’annonce du Parti socialiste ouvrier espagnol a suivi le passage de projets de motions semblables plus tôt ce mois-ci dans les parlements britanniques et irlandais, ainsi qu’une déclaration du nouveau Premier ministre de la Suède où il a déclaré l’intention de son pays de reconnaître la « Palestine » au cours de son discours d’investiture au Parlement.

La motion des socialistes espagnols vient aussi après l’échec, le 15 octobre, d’un projet de motion qui demande au gouvernement espagnol de travailler à la suspension des accords d’association de l’Union européenne avec Israël en 1995 et à mettre un terme à tout commerce d’armes avec Israël.

Déposée par un groupe de gauche régional de Galice, au nord-ouest de l’Espagne, la motion du 15 octobre était basée sur de prétendues violations des droits de l’Homme par Israël dans la bande de Gaza.

Elle appelait également l’Espagne à exiger la reconstruction, dans la bande de Gaza, des infrastructures financées par l’Espagne que Tsahal avait détruites pendant l’opération contre le Hamas cet été.

Cette motion a été rejetée par une large majorité de députés, y compris par les membres du PSOE et du Parti populaire au pouvoir, qui dispose de 185 sièges au Congrès des députés, chambre basse du Parlement espagnol, a rapporté l’agence Europa Press.

Commentant le projet de motion prévu en faveur de la reconnaissance d’un Etat palestinien, le ministre espagnol des Affaires étrangères José Manuel García-Margallo a déclaré jeudi qu’une telle mesure « doit être le résultat de négociations entre les parties, » a encore rapporté l’agence.

Cependant, Daniel Fernandez de ACOM, un groupe de pression pro-israélien basé à Madrid, a déclaré à JTA que certains membres du Parti populaire de Garcia-Maergallo pouvaient voter en faveur de la reconnaissance au Congrès des députés, ce qui rendrait le résultat incertain.

Son groupe organise une campagne qui appelle les Israéliens à soutenir les ambitions des séparatistes dans la région espagnole de Catalogne, a-t-il dit.