Deux mortiers tirés depuis la Syrie sont tombés dans le centre du plateau du Golan mardi après-midi.

Les projectiles ont atterri dans une zone ouverte sur le côté israélien de la frontière. Il n’y avait pas de dégâts, ni de blessés. Des soldats israéliens ont fouillé le secteur.

Quelques heures avant, le Premier ministre Benjamin Netanyahu, le ministre de la Défense Moshe Yaalon, et le chef d’état-major Benny Gantz visitaient une base de l’armée israélienne sur le plateau du Golan où les Syriens de la guerre civile sont traités.

« Le jour où s’ouvrent les discussions entre les grandes puissances et l’Iran à Vienne, il est important que le monde voie des images de ce lieu qui sépare le bien et le mal », a affirmé M. Netanyahu selon un communiqué de son bureau, citant en exemple du « bien » les soins apportés par Israël à ces blessés.

« Le mal, c’est que l’Iran arme ceux qui perpètrent le massacre », a ajouté M. Netanyahu.

L’Iran et les grandes puissances ont repris mardi à Vienne des négociations ardues visant à résoudre définitivement leur conflit autour du programme nucléaire de Téhéran, sur fond de scepticisme et de méfiance persistants.

Sur le plateau du Golan, la situation est tendue depuis le début du conflit en Syrie en 2011, mais les incidents sont restés mineurs, avec quelques tirs à l’arme légère ou au mortier.

L’armée syrienne avait revendiqué en mai pour la première fois des tirs ayant touché un véhicule militaire israélien sur le Golan.

Israël est officiellement en état de guerre avec la Syrie. Il occupe depuis 1967 quelque 1.200 km2 du plateau du Golan qu’il a annexés, une décision que n’a jamais reconnue la communauté internationale, environ 510 km2 restant sous contrôle syrien

Le conflit en cours en Syrie a commencé lors de manifestations largement pacifiques contre Assad en mars 2011, mais la situation a vite dégénéré en une guerre civile au cours de laquelle plus de 140 000 personnes ont été tuées.