Des archéologues israéliens ont déterré un outil de cuivre vieux de 7 000 ans, le plus vieil objet jamais trouvé au Moyen Orient, selon une étude récente.

La découverte d’un minuscule poinçon dans les ruines d’un ancien village près de la frontière jordanienne repousse en arrière de plusieurs centaines d’années la date où l’on considérait que les peuples du Levant méridional ont commencé à utiliser du métal.

Enterré avec une femme et probablement fait en cuivre du Caucase, maintenant d’une brillante couleur turquoise du fait de l’oxydation, la poinçon suggère que le village était plus important et avancé qu’on le pensait avant, expliquent les chercheurs de l’étude.

« La présence de l’objet dans une tombe de femme qui représente une des sépultures les plus élaborés que nous avons dans notre région à cette époque, témoigne à la fois de l’importance du poinçon et l’importance de la femme. Il est possible que nous voyons ici les premières indications d’une hiérarchie et d’une complexité sociale », a déclaré le Dr Danny Rosenberg, un archéologue de l’université de Haïfa.

Le Dr Florian Klimscha du Département Eurasie de l’Institut archéologique allemand à Berlin a co-dirigé l’étude qui inclut aussi des archéologues de l’Université hébraïque de Jérusalem.

Tel Tsaf était un riche centre commercial dans le centre de vallée du Jourdain environ 5 200 à 4 600 avant JC, le milieu de l’Âge de Cuivre. Le site a été découvert dans les années 1950, les fouilles ont commencé deux décennies plus tard. Quarante ans de fouilles ont révélé que le village disposait de grandes richesses et de liens forts à travers la Méditerranée.

Jusqu’à maintenant, les chercheurs considéraient que Tel Tsaf et la région avait seulement commencé à utiliser des métaux dans la seconde moitié du 5ème millénaire avant JC, le milieu de l’Âge de Cuivre. Pourtant, le poinçon, un outil en forme de javelot, date jusqu’au 6ème millénaire ou au début du 5ème millénaire, suggère un développement technologique et social pas encore connu au Moyen Orient à cette époque, selon les archéologues.

Le Professeur Yosef garfinkel, archéologue de l’Université hébraïque de Jérusalem, a trouvé le poinçon dans une tombe scellée d’une femme d’environ 40 ans qui était creusé à l’intérieur d’un silo à grain et couvert de plusieurs pierres plus larges.

De quatre centimètres de long et d’1 millimètre d’épaisseur à la pointe, la poinçon était placé dans une poignée en bois. Autour de la taille de la femme se trouvait une ceinture composée de 1 668 perles en coquille d’œufs d’autruche.