Le Premier ministre nippon, Shinzo Abe, a quitté vendredi Tokyo pour une tournée de six jours au Moyen-Orient, dans l’espoir de renforcer le rôle du Japon dans cette région stratégique.

« Je veux faire passer le message selon lequel le Japon est prêt à offrir un soutien dans les domaines non-militaires afin de contribuer à la paix et à la stabilité », a déclaré le chef du gouvernement à la presse avant son départ.

« Je veux dire au monde que le Japon, au côté du Moyen-Orient, va bâtir une société tolérante », a-t-il souligné.

Ce déplacement en Egypte, Jordanie, Israël et dans les territoires palestiniens, intervient juste après les attaques terroristes à Paris.

« L’islam et l’extrémisme sont deux choses complètement différentes », a souligné Abe.

Le Premier ministre nippon, qui est accompagné d’une importante délégation d’hommes d’affaires, entend aussi « renforcer les liens économiques avec chacun de ces pays », afin de doper les exportations de l’archipel, selon le secrétaire général et porte-parole du gouvernement, Yoshihide Suga.

Depuis son retour au pouvoir en décembre 2012, Shinzo Abe redouble d’efforts pour redonner puissance et fierté à son pays sur la scène internationale: il a visité plus de 50 pays dans le monde.

Cette tournée – la première d’un Premier ministre japonais au Moyen-Orient depuis 2006 – débutera par une rencontre samedi avec le président égyptien Abdel Fattah al-Sissi.

Dimanche, Shinzo Abe prendra la direction de la Jordanie. Au programme, des discussions avec le roi Abdallah II au cours desquelles il annoncera le soutien du Japon à ce pays qui fait face à un important afflux de réfugiés syriens.

Enfin, il s’entretiendra avec le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, puis avec le président palestinien Mahmoud Abbas. Favorable à une solution à deux Etats, le dirigeant japonais devrait exhorter les deux parties à reprendre les négociations de paix.

Son parcours inclut une halte au mémorial de la Shoah à Yad Vashem, érigé en souvenir de l’extermination de six millions de juifs dans les camps nazis, 70 ans après la fin de la Seconde guerre mondiale.