Le Liban a un nouveau gouvernement depuis la semaine dernière, qui comprend pour la première fois un ministre aux Affaires féminines. Mais les associations féministes libanaises protestent contre cette nomination, parce que le ministre est un homme.

Le choix de Jean Ogasapian comme ministre a attiré des critiques de toute part, a annoncé le Guardian.

Nasri Atallah, auteur libanais, a décrit ceci comme « un acte ultime de mansplaining », selon le Guardian, ajoutant que KAFA, une importante organisation de défense des droits des femmes, a appelé à manifester sous le mot d’ordre « pas de femme, pas de légitimité ».

« Le gouvernement qui a été annoncé est un acte d’accusation clair contre tous les politiques qui ont participé à sa création, a déclaré l’association dans un communiqué. C’est une insulte à toutes les femmes. »

Le gouvernement de 30 ministres est dirigé par Saad Hariri, et rassemble tout le spectre politique libanais, incluant le Hezbollah mais à l’exception du parti chrétien des Phalanges libanaises, qui a refusé le portefeuille qui lui était proposé.

L’autre nouveau ministère est celui de la lutte contre la corruption.