Contre l’antisémitisme, le président bulgare laisse les lumières allumées
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Contre l’antisémitisme, le président bulgare laisse les lumières allumées

Rosen Plevneliev explique que la décision de laisser le palais allumé rappelle "qu’il y a des gens qui ont peur pour leur sécurité en Europe"

Le palais présidentiel à Sofia, Bulgarie (Crédit : CC BY-SA Dennis Jarvis, Flickr)
Le palais présidentiel à Sofia, Bulgarie (Crédit : CC BY-SA Dennis Jarvis, Flickr)

Le palais présidentiel dans la capitale de la Bulgarie est resté allumé toute la nuit de la Journée Internationale de l’Holocauste pour encourager les actions contre l’antisémitisme.

L’acte symbolique à la résidence de Sofia a été annoncé mardi par le président bulgare Rosen Plevneliev lors d’une rencontre organisée par le Congrès juif européen à Prague pour le 70e anniversaire de la libération du camp d’Auschwitz par l’armée soviétique.

L’acte vise à nous « rappeler aujourd’hui qu’il y a toujours des personnes inquiètes pour leur sécurité en Europe », a déclaré Plevneliev en référence à la récente série d’actes antisémites commis en Europe.

« Ce geste a une portée symbolique car parfois même le plus petit effort suffit pour repousser les ténèbres et ramener l’espoir et la lumière. »

Plevneliev a appelé les autres officiels européens présents à l’événement – intitulé « Laissez mon peuple vivre » – à combattre l’antisémitisme actuel en Europe.

Le président tchèque Milos Zeman, qui a parlé après Plevneliev, a appelé les « nations civilisées à lancer une attaque » contre l’ISIS, le groupe terroriste du Moyen-Orient. L’islam radical et le djihadisme, a-t-il déclaré, « peut conduire à un super Holocauste dans lequel des centaines de millions de personnes mourront si personne ne s’y oppose ».

Dans son intervention, Plevneliev a également qualifié les actions de la Bulgarie lors de l’Holocauste comme « exemplaires » parce que la Bulgarie a résisté aux exigences des nazis de déporter ses citoyens juifs.

Les autorités bulgares ont néanmoins bien consenti à la déportation d’environ 11 000 Juifs qui n’étaient pas des citoyens bulgares vers les camps de la mort nazis.

« Malheureusement, la Bulgarie n’a pas pu faire de même pour les Juifs de Grèce et de Yougoslavie, a déclaré Plevneliev. Nous pleurons très sincèrement la perte de ces vies. »

En 2013, le Parlement bulgare a voté une résolution plus forte qui exprimait un « regret » à leur sujet, même s’il n’y a pas eu d’excuses pour les déportations.

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