Le palais présidentiel dans la capitale de la Bulgarie est resté allumé toute la nuit de la Journée Internationale de l’Holocauste pour encourager les actions contre l’antisémitisme.

L’acte symbolique à la résidence de Sofia a été annoncé mardi par le président bulgare Rosen Plevneliev lors d’une rencontre organisée par le Congrès juif européen à Prague pour le 70e anniversaire de la libération du camp d’Auschwitz par l’armée soviétique.

L’acte vise à nous « rappeler aujourd’hui qu’il y a toujours des personnes inquiètes pour leur sécurité en Europe », a déclaré Plevneliev en référence à la récente série d’actes antisémites commis en Europe.

« Ce geste a une portée symbolique car parfois même le plus petit effort suffit pour repousser les ténèbres et ramener l’espoir et la lumière. »

Plevneliev a appelé les autres officiels européens présents à l’événement – intitulé « Laissez mon peuple vivre » – à combattre l’antisémitisme actuel en Europe.

Le président tchèque Milos Zeman, qui a parlé après Plevneliev, a appelé les « nations civilisées à lancer une attaque » contre l’ISIS, le groupe terroriste du Moyen-Orient. L’islam radical et le djihadisme, a-t-il déclaré, « peut conduire à un super Holocauste dans lequel des centaines de millions de personnes mourront si personne ne s’y oppose ».

Dans son intervention, Plevneliev a également qualifié les actions de la Bulgarie lors de l’Holocauste comme « exemplaires » parce que la Bulgarie a résisté aux exigences des nazis de déporter ses citoyens juifs.

Les autorités bulgares ont néanmoins bien consenti à la déportation d’environ 11 000 Juifs qui n’étaient pas des citoyens bulgares vers les camps de la mort nazis.

« Malheureusement, la Bulgarie n’a pas pu faire de même pour les Juifs de Grèce et de Yougoslavie, a déclaré Plevneliev. Nous pleurons très sincèrement la perte de ces vies. »

En 2013, le Parlement bulgare a voté une résolution plus forte qui exprimait un « regret » à leur sujet, même s’il n’y a pas eu d’excuses pour les déportations.