Le président de l’Université d’Harvard a demandé une enquête quand le service de restauration de l’université a cessé d’acheter des équipements de la compagnie israélienne SodaStream.

Drew Faust a demandé une enquête sur la décision, a déclaré Provost Alan Garberau au journal des étudiants le Harvard Crimson mercredi soir.

La requête est survenue à la suite d’un article écrit plus tôt dans la journée par le journal informant que le service de restauration de l’université a accepté d’arrêter d’acheter l’équipement à la suite de protestations menées par des étudiants palestiniens.

Le service de restauration a accepté de retirer l’étiquette SodaStream sur les machines déjà existantes et d’en acheter de nouvelles fabriquées par d’autres compagnies américaines après que des officiels de l’université aient rencontré en avril les membres du Comité de Solidarité Palestinienne à Harvard et la Société Islamique d’Harvard, a informé le journal mercredi.

« Les décisions d’approvisionnement de l’Université d’Harvard ne devraient pas et ne seront pas prises selon le point de vue des personnes individuelles quant à des sujets très polémiques », a écrit Garber dans un déclaration par email au Crimson tard mercredi soir. « Si cette politique n’est pas actuellement connue et comprise dans certaines parties de l’université, cela sera rectifié immédiatement ».

Garber a expliqué dans la déclaration que ni lui ni Faust n’étaient au courant de la décision avant de lire l’article du journal.

Les machines existantes sont d’une compagnie acquise par SodaStream, un firme israélienne qui a été ciblée par le mouvement Boycott, Cession et Sanctions à cause de son usine dans l’implantation de Cisjordanie de Maale Adumim.

Lors de la rencontre d’avril les soutiens pro-palestinien ont exprimé leur gêne vis-à-vis des machines SodaStream et le « potentiel des machines à offenser ceux qui sont touchés par le conflit israélo-palestinien », selon le Harvard Crimson.

SodaStream a annoncé en octobre qu’il transférerait son usine de Cisjordanie vers Lehavim, une communauté du Negev près de Beersheba dans le sud d’Israël. Le déménagement doit avoir lieu avant la fin 2015.

Environ 1 110 employés travaillent dans l’usine de Maale Adumim, y compris 850 qui sont des arabes israéliens ou des Palestiniens. Beaucoup d’entre eux risquent de perdre leurs emplois dans le déménagement.