Ronald S. Lauder, président du Congrès juif mondial, s’est exprimé au sujet de l’initiative prise par le gouvernement français, consistant à convier des dignitaires de plus de 70 pays à Paris pour une conférence sur la paix au Moyen Orient. Il s’agit, pour Lauder, d’une « tentative subversive d’imposer un accord aux Israéliens et aux Palestiniens sans l’aval explicite ni la participation des deux parties. »

« La paix entre Israéliens et Palestiniens ne se fera que par des négociations bilatérales, sans prérequis, avec le consentement total des deux parties. Toute tentative visant à intervenir ou à imposer un accord, sans l’aval explicite des deux parties, est subversive et contre-productive. Cela revient en quelque sorte à contraindre une femme à contracter un mariage de force. »

« Israël a été très clair sur sa position : il s’oppose à ce sommet et a, à de nombreuses occasions, proposé la reprise des pourparlers avec les Palestiniens. De leur côté, les Palestiniens maintiennent leurs exigences et appellent à des mesures partiales aux Nations unies et auprès d’autres instances internationales, et font obstacle aux efforts visant à retourner à la table des négociations. »

« Indépendamment des intentions de la France, ce sommet ne sera rien d’autre qu’une autre instance anti-Israël qui réitérera les mêmes exigences biaisées que nous avons pu voir à maintes et maintes reprises au sein des organisations onusiennes anti-Israël, notamment au Conseil de Sécurité il y a quelques semaines. »

« Israël a exprimé à plusieurs reprises qu’il était disposé à négocier avec les Palestiniens. Mais les Palestiniens refusent. La solution qui serait la plus viable pour résoudre ce conflit implique la création de deux États pour deux nations, négociés et atteints par les nations. Il n’y a pas d’alternatives aux négociations bilatérales. »