À l’occasion des deux ans de la tuerie de Toulouse, le président la communauté juive locale a encouragé les jeunes Juifs à quitter la France.

Arié Bensemhoun, le président du CRIF (conseil représentatif des institutions juives) local, a conseillé aux jeunes Juifs de quitter Toulouse, où ils ne peuvent, selon lui, pratiquer ouvertement leur judaïsme sans avoir peur.

« J’incite les plus jeunes à faire leur alyah ou à aller vers d’autres horizons, où ils pourront s’épanouir dans un judaïsme ouvert, émancipé, sans être en permanence dans la crainte de ce qui va leur arriver demain », a déclaré lundi Bensemhoun dans une interview à la chaîne d’informations i24news.

Le 19 mars 2012, Mohamed Merah, un jeune Français islamiste de 23 ans, s’est présenté armé devant l’école juive Ohr Torah à Toulouse et a abattu Myriam Monsonego, 8 ans, ainsi que le rabbin Jonathan Sandler et ses deux fils, Arieh et Gabriel.

L’événement a provoqué la consternation de nombreux Français, juifs et non-juifs. Il aurait contribué à l’augmentation drastique du nombre de Juifs ayant émigré en Israël en 2013 – de moins de 2 000 en 2012 à plus de 3 000 l’an dernier.

Selon le Service de protection de la communauté juive (SPCJ), les meurtres ont déclenché une vague d’incidents antisémites. 90 incidents de ce genre ont été enregistrés dans les 10 jours ayant suivi la fusillade.

Dans un communiqué publié mercredi, le président du Congrès juif européen Moshe Kantor a félicité les autorités françaises pour leurs efforts dans la lutte contre l’antisémitisme et a demandé aux responsables politiques d’« anticiper les prochains meurtres en continuant à investir dans l’éducation, à appliquer la loi contre les prêcheurs de haine et de violence et à combattre les extrémistes. »