Le président du Sénat français Gérard Larcher (Les Républicains) se rendra en Israël du 2 au 5 janvier, quelques jours avant l’organisation par Paris d’une conférence internationale sur le Proche-Orient, a annoncé mercredi son cabinet.

M. Larcher évoquera avec ses interlocuteurs cette conférence qui rassemblera le 15 janvier dans la capitale quelque 70 pays mais sans les Israéliens ni les Palestiniens, et qui a pour but de réitérer le soutien de la communauté internationale à une solution au conflit israélo-palestinien sur la base de deux États.

Le ministre israélien de la Défense, Avigdor Liberman, a appelé les juifs de France à s’installer en Israël, la « seule réponse à ce complot » qu’est la conférence de Paris, a-t-il affirmé.

« La France ne serait pas la France sans les juifs de France », a déclaré M. Larcher. « Les juifs de France sont des citoyens français et la République protège tous ses citoyens ».

Un entretien de M. Larcher est prévu avec le Premier ministre israélien Benyamin Netanyahou, sous réserve de confirmation.

M. Larcher doit notamment rencontrer le président de l’État d’Israël Reuven Rivlin, le chef de l’opposition Yitzhak Herzog, et le président de la Knesset Yuli-Yoel Edelstein. Il proposera à ce dernier une collaboration entre les deux parlements, en particulier entre leurs commissions des Affaires étrangères et de la Défense.

M. Larcher devrait aussi rencontrer des responsables palestiniens, en particulier le président de l’Autorité palestinienne Mahmoud Abbas.

Ses entretiens porteront sur l’ensemble des questions du Proche et Moyen-orient, en particulier la situation syrienne et le récent entretien qu’a eu début novembre M. Larcher au Caire avec le président égyptien Abdel Fattah al-Sissi.

M. Larcher se recueillera aussi au cimetière de Givat Shaoul sur les tombes d’Ilan Halimi, victime en 2006 d’un acte antisémite en région parisienne, des victimes des attentats de Toulouse (sud-ouest de la France) en 2012 qui avaient notamment visé un collège juif et de celles d’un supermarché cacher à Paris en janvier 2015.

Ilan Halimi, enlevé et assassiné en 2006 (Crédit : Autorisation de Stephanie Yin / JTA)

Ilan Halimi, enlevé et assassiné en 2006 (Crédit : Autorisation de Stephanie Yin / JTA)

Il visitera par ailleurs le mémorial de Yad Vashem à la mémoire des victimes de l’Holocauste.