Le président israélien Reuven Rivlin a appelé lundi au dialogue entre Israéliens et Palestiniens durant une visite aux résidents israéliens de la ville de Hébron, point de vive tension dans le sud de la Cisjordanie.

Il y a inauguré un musée dans une colonie juive, commémorant le massacre de dizaines de juifs par des protestataires palestiniens en 1929.

« Il est difficile d’imaginer la possibilité d’un dialogue à Hébron. La mémoire du massacre et du sang, les cris des blessés et des orphelins sont (…) inscrits dans la mémoire collective de la ville. Cependant, nous pouvons et devrions essayer », a-t-il lancé, selon des propos rapportés par son bureau.

Une dizaine de Palestiniens, rejoints par des Israéliens de gauche et des militants internationaux, ont manifesté au checkpoint israélien divisant la ville entre secteurs palestinien et israélien. L’un tenait une pancarte qui affirmait en anglais : « Rivlin n’est pas le bienvenu à Hébron ».

Des Palestiniens ont affirmé que les soldats israéliens avaient fait usage de gaz lacrymogène et de balles en caoutchouc pour les disperser, blessant légèrement un manifestant.

Le président a visité Kiryat Arba et le Caveau des Patriarches. C’est dans ce lieu de culte, désormais coupé en deux, d’une part une mosquée, de l’autre une synagogue, qu’un extrémiste juif avait tué 29 Palestiniens en prière en 1994.

« Des organisations de gauche m’ont demandé de boycotter la communauté juive d’Hébron », a-t-il dit.

« Je n’ai pas annulé ma visite à Hébron comme je ne n’annulerai jamais ma participation à la conférence (du journal de gauche) Haaretz sur la démocratie », comme le lui ont demandé des gens de droite, a-t-il souligné.