Le président Reuven Rivlin devrait se rendre en visite en Russie pour d’importantes discussions avec le président russe Vladimir Poutine.

Rivlin a annulé une visite prévue en Australie afin de dégager du temps pour cette rencontre avec le président russe.

Les deux présidents discuteront des développements régionaux liés aux évènements au Moyen Orient, a déclaré le bureau du président.

« En raison de développements régionaux survenus au Moyen-Orient et la nécessité d’une rencontre entre les deux présidents à Moscou, le président Rivlin a été forcé de reporter la visite prévue en Australie, qui sera réorganisée à une date ultérieure », a déclaré la présidence israélienne.

Cette dernière n’a pas précisé les dates de la rencontre entre Rivlin et Poutine. Le déplacement de Rivlin en Australie était prévu du 13 au 22 mars, a déclaré un officiel à la présidence.

Cette dernière n’a pas explicité les raisons précises qui justifient que le président, aux fonctions surtout protocolaires, remette sa visite en Australie.

Le quotidien Haaretz rapportait sur son site internet que la décision avait été prise après que le Premier ministre Benjamin Netanyahu a dit au président Rivlin que des entretiens avec Poutine étaient plus importants d’un point de vue diplomatique qu’une visite en Australie, dans une référence très probable à la situation en Syrie.

Selon le journal, les contacts en vue d’une visite en Australie et une rencontre avec M. Poutine ont été établis simultanément, mais la réponse de Canberra est arrivée il y a deux semaines, et celle de Moscou il y a deux jours.

L’ambassade d’Australie à Tel-Aviv a décliné tout commentaire.

Le Premier ministre israélien faisait partie des dirigeants étrangers que Poutine a appelés mercredi, alors que se profile un cessez-le-feu samedi en Syrie.

Israël suit avec la plus grande attention la situation chez son voisin syrien. Il se tient à l’écart du conflit, ce qui, selon des sources concordantes, ne l’empêche pas d’intervenir quand il le juge bon pour défendre ses intérêts.

Il aurait ainsi mené plusieurs attaques aériennes en Syrie, contre des transports d’armes destinées au Hezbollah libanais ou contre des membres du Hezbollah. L’organisation chiite libanaise, ennemie d’Israël, combat en Syrie aux côtés des forces du régime.

Poutine et Netanyahu ont convenus en septembre 2015 de créer un mécanisme pour coordonner l’action militaire de leur pays afin d’éviter des confrontations, à un moment où la Russie commençait ses frappes en Syrie. Moscou a indiqué qu’une ligne directe avait été mise en place entre les deux pays pour éviter un incident entre leurs aviations.